Commentaire d'Ümit Özdağ sur « İmralı » : « Trop beau pour être vrai »

Le président du Parti de la Victoire (Zafer Partisi), Ümit Özdağ, actuellement en détention provisoire, a commenté depuis la prison la situation à İmralı, affirmant que le dépôt des armes par le PKK sans contrepartie est « trop beau pour être vrai ».

12punto

Le président du Parti de la Victoire (Zafer Partisi), Ümit Özdağ, en détention provisoire depuis quelque temps à la prison de Marmara à Silivri, a répondu aux questions de Reuters sur l'actualité. 

M. Özdağ a déclaré qu'il ne croyait pas que le PKK se dissoudrait sans obtenir de contrepartie, qualifiant cette perspective de « trop belle pour être vrai »

Concernant les déclarations de l'Alliance populaire (Cumhur İttifakı) sur la dissolution du PKK, selon lesquelles « le PKK-YPG-PYD déposeront également les armes et se dissoudront. Öcalan, le PKK et le DEM ne posent aucune condition en échange de cette dissolution », M. Özdağ a réagi en ces termes : 

« Si cela était vrai, ce serait parfait. En d'autres termes, une organisation terroriste régionale comme le PKK, qui dispose d'une infrastructure étendue en Europe, se rendrait sans condition et se dissoudrait. C'est trop beau pour être vrai. »

Soulignant les propos d'Öcalan sur les « arrangements politiques et juridiques nécessaires » pour que le PKK dépose les armes, M. Özdağ a posé les questions suivantes :

« On ne sait pas ce que cela implique. Quels changements seront apportés à la Constitution et aux lois en échange de la dissolution du PKK ? Une amnistie sera-t-elle accordée aux membres du PKK, et si oui, comment ? L'Alliance populaire affirme que "la déclaration d'Öcalan couvre le YPG", tandis que le YPG répond que "ce n'est pas le cas". Comment ce problème sera-t-il résolu ? »

DÉCLARATION SUR LES ÉLECTIONS ANTICIPÉES

La question des attentes de M. Özdağ concernant des élections anticipées lui a également été posée. Il a répondu : « Des élections anticipées ne sont possibles que si les négociations menées avec Öcalan aboutissent à une modification de la Constitution. »