Décision cruciale du Conseil d'État sur « Airbnb » : le recours du fisc rejeté

Une décision judiciaire historique a été rendue, concernant directement les propriétaires qui louent leur logement pour de courtes durées via Airbnb et d'autres plateformes numériques similaires.

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Une décision judiciaire historique a été rendue, concernant directement les propriétaires qui louent leur logement pour de courtes durées via Airbnb et d'autres plateformes numériques similaires. L'Assemblée des chambres contentieuses fiscales du Conseil d'État (VDDK) a définitivement rejeté le recours déposé par le ministère des Finances contre la décision suspendant l'application par l'Administration fiscale de la TVA et de la taxe de séjour sur ces locations, au motif qu'il s'agirait d'une « activité commerciale ». Avec cette décision, la voie est ouverte pour que les revenus issus d'Airbnb soient imposés non pas comme des « bénéfices commerciaux », mais comme des « revenus de capitaux immobiliers (revenus locatifs) ».

LE RÉGIME FISCAL CHANGE RADICALEMENT : PAS DE TVA NI DE TAXE DE SÉJOUR !

Selon les informations transmises par Abdullah Tolu, chroniqueur pour Ekonomim, la décision de suspension de l'exécution rendue conjointement par les 3e et 7e chambres du Conseil d'État a été confirmée par l'instance suprême, le VDDK, dans une décision datée du 29 juin 2026.

Avec cette décision motivée sur le fond, les critères d'imposition pour les locations effectuées via Airbnb ont été modifiés comme suit :

Ancienne pratique (Fisc) : Les locations de courte durée étaient considérées comme des activités commerciales de type « pension/hôtellerie » ; l'impôt sur le revenu, l'impôt provisoire, la TVA et la taxe de séjour étaient exigés des propriétaires.

Nouvelle décision (Conseil d'État) : Ces opérations seront désormais considérées comme une simple activité de location résidentielle, c'est-à-dire comme des revenus de capitaux immobiliers. Les propriétaires ne paieront que l'impôt sur le revenu en déclarant leurs revenus locatifs une fois par an ; ils ne seront pas soumis à la TVA, à la taxe de séjour ou à l'impôt provisoire.

QUE VA-T-IL SE PASSER MAINTENANT ? UNE ANNULATION SUR LE FOND EST ATTENDUE

Bien que cette décision du VDDK soit une suspension temporaire, elle détermine entièrement l'issue de l'affaire sur le fond. Les juristes s'attendent à ce que les 3e et 7e chambres du Conseil d'État annulent totalement, sur le fond et pour les mêmes motifs, la circulaire pertinente de l'Administration fiscale.

QUE DOIVENT FAIRE CEUX QUI ONT PAYÉ DES PÉNALITÉS FISCALES OU DONT LE PROCÈS EST EN COURS ?

Cette décision ouvre une porte juridique pour des centaines de milliers de propriétaires confrontés par le passé à des pénalités liées aux locations Airbnb :

1. Ceux dont le procès est en cours : Les propriétaires ayant fait l'objet d'un redressement fiscal avec pénalités et dont le processus judiciaire devant les tribunaux fiscaux n'est pas encore clos peuvent utiliser cette récente décision du VDDK du Conseil d'État comme jurisprudence et la présenter au tribunal fiscal ou à la cour d'appel concernée.

2. Ceux qui ont payé la pénalité par transaction : Ceux qui ont payé ces taxes par le passé en parvenant à un accord avec le fisc ou en bénéficiant d'une réduction de peine peuvent, en invoquant la disposition relative à « l'erreur d'imposition » prévue aux articles 118 et 124 de la loi sur les procédures fiscales, déposer une demande de rectification et de réclamation pour demander le remboursement de leurs fonds. Les propriétaires peuvent, s'ils le souhaitent, attendre la décision finale du Conseil d'État sur le fond avant d'effectuer cette démarche.