Déclaration après le procès de Kobané : le DEM Parti appelle à des rassemblements dans trois villes

La porte-parole du DEM Parti, Ayşegül Doğan, a déclaré que les décisions rendues par le tribunal dans le cadre du procès de Kobané n'avaient aucune base juridique, demandant : « Dans un tel contexte, comment pouvons-nous parler d'apaisement et de normalisation ? »

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La porte-parole du Parti de l'égalité et de la démocratie des peuples (DEM Parti), Ayşegül Doğan, a annoncé les décisions prises à l'issue de la réunion du comité exécutif central (MYK) de son parti, tenue au siège, suite aux verdicts prononcés dans le procès de Kobané.

Qualifiant ce procès de mesure de vengeance et de revanche, Ayşegül Doğan a affirmé que les déclarations faites par le parti depuis le début de l'affaire n'avaient pas reçu une couverture suffisante dans l'opinion publique.

« AUCUNE BASE JURIDIQUE »

Soulignant que les décisions du tribunal n'ont aucune base juridique, Mme Doğan a déclaré : « Dans un tel contexte, comment pouvons-nous parler d'apaisement et de normalisation ? ». Elle a ajouté que même les tribunaux agissant sous instruction n'ont pas réussi à établir un lien entre les personnes ayant perdu la vie lors des manifestations de Kobané et celles jugées dans ce procès.

Ayşegül Doğan a également affirmé que les publications des responsables gouvernementaux après le verdict démontrent que le procès a été mené avec des motivations politiques.

« UNE VENGEANCE CONTRE LE PROCESSUS DE RÉSOLUTION »

« C'est la philosophie politique d'un parti qui est jugée, c'est une vengeance contre le processus de résolution qui est en train d'être prise », a déclaré Mme Doğan, poursuivant ainsi :

« Nous invitons toute l'opinion publique à réfléchir : si l'opposition avait mené une lutte plus unie et plus solidaire, les politiciens du HDP seraient-ils en prison aujourd'hui ? La seule force capable d'empêcher que ces politiciens ne soient retenus en otage pendant tant d'années est notre force de solidarité. La seule force qui permettra à Yüksekdağ et Demirtaş de retrouver la liberté est l'intensification de la lutte pour l'égalité et la liberté pour tous.

Ne pas reconnaître ces décisions passe par la lutte et par le renforcement de notre unité. Comme l'a dit Gültan Kışanak, nous avons besoin de liberté, de justice et de démocratie. Pour y parvenir, il est nécessaire que toutes les personnes injustement et illégalement détenues soient libérées des prisons. Sinon, il nous est impossible de parler de normalisation ou d'apaisement.

APPEL À DES RASSEMBLEMENTS À ISTANBUL, ADANA ET DIYARBAKIR

Dans un premier temps, nous nous réunirons demain au nom de la « démocratie pour tous » : à 17h00 à Adana, à 16h00 à Diyarbakır et à 17h00 sur la place Esenyurt à Istanbul. Si nous ne faisons pas entendre notre voix ensemble, de Gezi à Can Atalay, des jours bien plus difficiles nous attendent. Nous invitons tous ceux qui réclament l'égalité et la liberté à ces rassemblements. Ces rencontres se poursuivront. Pour nous, ce procès marque un nouveau tournant dans notre lutte. »