Déclaration de l'Association pour le soutien à la vie contemporaine (ÇYDD) sur le HÜDA-PAR : « C'est une tentative de détruire notre République ! »

L'Association pour le soutien à la vie contemporaine (ÇYDD) a publié un communiqué suite à la demande du président du HÜDA-PAR, Zekeriya Yapıcıoğlu, de modifier l'article 4 de la Constitution. Dans ce texte, l'association qualifie la modification de cet article de tentative de destruction de la République.

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L'Association pour le soutien à la vie contemporaine (ÇYDD) a publié un communiqué concernant la demande du président du HÜDA-PAR, Zekeriya Yapıcıoğlu, de « supprimer l'article 4 de la Constitution ».

S'exprimant lors d'une émission télévisée ces derniers jours, le président du HÜDA-PAR, Zekeriya Yapıcıoğlu, avait déclaré : « Je l'ai dit un par un comme si je l'expliquais à un imbécile, et pourtant ils insistent pour ne pas comprendre. Dire qu'il ne devrait pas y avoir d'articles immuables dans la Constitution ne signifie pas que nous devrions changer tous ces articles que vous dites immuables. Nous sommes opposés à l'article 4 de la Constitution, d'accord ? Vous avez compris ? Que l'article 4 n'existe pas. L'article 4 est une hypothèque sur la volonté des générations futures. Je le répète, je le souligne », des propos qui ont suscité de vives réactions dans l'opinion publique.

« PROPOSER CE CHANGEMENT SERT LE SÉPARATISME »

Suite aux déclarations de Zekeriya Yapıcıoğlu, les réactions se sont multipliées. L'Association pour le soutien à la vie contemporaine a publié un communiqué à ce sujet. Soulignant que ce changement servirait le séparatisme, la ÇYDD a appelé le bureau du procureur général près la Cour de cassation à agir et a fait les déclarations suivantes :

« MODIFIER LES 4 PREMIERS ARTICLES DE LA CONSTITUTION EST UNE TENTATIVE DE DÉTRUIRE NOTRE RÉPUBLIQUE VIEILLE DE 101 ANS ! »

« Le quatrième article de notre Constitution stipule que les trois premiers articles, qui régissent les caractéristiques fondamentales de l'État, sa langue officielle, son drapeau, son hymne national et sa capitale, ne peuvent être modifiés et qu'aucune proposition de modification ne peut même être faite.

Le quatrième article de la Constitution est le bouclier protecteur et la garantie des caractéristiques fondamentales, de la langue officielle, du drapeau et de la structure unitaire de l'État. Cibler cette garantie, c'est cibler les principes fondateurs et les caractéristiques essentielles de l'État. Proposer ce changement sert la réaction et le séparatisme, et les partis politiques qui proposent ce changement n'ont pas leur place dans la vie politique démocratique.

Nous invitons le bureau du procureur général près la Cour de cassation à prendre les mesures nécessaires.

Nous le portons à la connaissance du public avec respect. »