Déclaration du président et chef du parti AKP, Recep Tayyip Erdoğan, sur l'affaire Kobané : Il ne s'agit pas d'une « manifestation », mais d'une « insurrection »
Le président et chef du parti AKP, Recep Tayyip Erdoğan, s'est exprimé lors de la cérémonie de tirage au sort pour la 26e période de la magistrature judiciaire et la 16e période de la magistrature administrative. Concernant l'affaire Kobané, M. Erdoğan a déclaré : « Les événements des 6-8 octobre ne sont en aucun cas une manifestation de protestation, mais une insurrection terroriste au cours de laquelle 37 de nos concitoyens ont été brutalement assassinés. »
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Le président et chef du parti AKP, Recep Tayyip Erdoğan, s'est exprimé lors de la cérémonie de tirage au sort pour la 26e période de la magistrature judiciaire et la 16e période de la magistrature administrative.
IL A PRÉSENTÉ SES CONDOLÉANCES POUR RAISI
Voici les points saillants des déclarations d'Erdoğan :
Je prie Dieu d'accorder sa miséricorde au défunt Raïssi et aux autres responsables. En mon nom propre et au nom de ma nation, je présente mes condoléances au peuple iranien. Dès que nous avons appris la nouvelle, nous avons annoncé que nous étions prêts à contribuer aux opérations de recherche et de sauvetage avec tous nos moyens. Nos équipes sont immédiatement parties pour aider nos frères iraniens. Nous avons envoyé un drone Akıncı et des hélicoptères dans la région.
J'entretenais un dialogue très étroit avec le défunt Raïssi. J'ai été personnellement témoin des efforts sincères qu'il a déployés tant pour son pays que pour notre région pendant son mandat. Je me souviens de lui avec gratitude et reconnaissance. En tant que Turquie, nous serons, comme toujours, aux côtés du peuple iranien, ami et frère. Je présente une fois de plus mes plus sincères condoléances.
« LA JUSTICE EST LE PILIER FONDAMENTAL DE NOTRE CIVILISATION »
Nous sommes réunis aujourd'hui à l'occasion de la cérémonie de tirage au sort des candidats juges et procureurs de la République de la 26e période de la magistrature judiciaire. Outre la 26e période, nous procéderons également au tirage au sort d'une partie de nos candidats à la magistrature judiciaire et administrative d'autres périodes. Ainsi, avec la cérémonie d'aujourd'hui, nous enverrons 1044 juges et procureurs de la République vers leurs lieux d'affectation aux quatre coins de notre pays. Je leur souhaite d'ores et déjà beaucoup de succès dans leurs nouvelles fonctions. Je demande à nos juges et procureurs d'aimer profondément ce pays, avec ses 81 provinces et ses 85 millions de citoyens, et de servir cet État de la meilleure manière possible. Je crois que ces jeunes frères et sœurs, tous plus brillants, travailleurs et compétents les uns que les autres, porteront haut l'étendard de la justice là où ils seront affectés. Nous continuerons, comme nous le faisons depuis 21 ans, à soutenir tous ceux qui s'efforcent d'assumer leurs responsabilités envers le pays et la nation. Avec la cérémonie d'aujourd'hui, nous portons le nombre de nos juges et procureurs à près de 25 000.
- Une ressource humaine de qualité est l'élément fondamental de la réussite d'un système dans tous les domaines de la vie, qu'il s'agisse du secteur public ou privé. La condition préalable au fonctionnement irréprochable du système judiciaire est également la présence d'un personnel qualifié, formé et suffisant. Dans cet esprit, l'augmentation de nos effectifs est l'une des premières mesures que nous avons prises pour élever le niveau des services judiciaires. En augmentant de plus de 2,5 fois le nombre de juges et de procureurs, qui était de 9 349 lorsque nous sommes arrivés au pouvoir, nous avons allégé la charge de nos tribunaux. Le nombre de notre personnel auxiliaire est passé de 26 274 à 96 650, et le nombre d'agents dans les établissements pénitentiaires est passé de 25 407 à 83 000. Alors que le nombre de membres de notre organisation judiciaire était de 61 000 en 2002, ce chiffre a atteint 204 000. Outre le personnel, nous avons apporté un soutien solide à notre communauté judiciaire en matière de nombre de tribunaux, de bâtiments, de technologie et d'autres domaines. En d'autres termes, nous sommes passés d'un système artisanal aux conditions physiques actuelles. Le nombre de tribunaux a augmenté de 99 % dans la magistrature judiciaire et de 51 % dans la magistrature administrative. Nous avons créé des cours d'appel afin de minimiser les erreurs dans les décisions judiciaires et d'éviter l'engorgement des recours.
Nous avons mis en service des cours régionales de justice dans 15 lieux et des cours administratives régionales dans 9 lieux. Nous avons veillé à ce que les institutions judiciaires disposent de locaux modernes et fonctionnels. Avec les 284 bâtiments de services judiciaires que nous avons construits, nous avons offert à nos juges, procureurs et avocats des conditions de travail modernes dignes d'eux. Au-delà des bâtiments et des effectifs, nous avons renforcé l'État de droit grâce aux réglementations légales que nous avons mises en œuvre, et nous avons créé l'infrastructure juridique et constitutionnelle permettant à la justice d'agir de manière impartiale et indépendante. Nous avons éliminé un à un les outils de tutelle qui imprégnaient notre système juridique et faisaient obstacle à la manifestation de la justice. De la fin de la dualité dans la justice au droit de recours individuel, des délais cibles aux applications d'administration électronique, de la médecine légale à l'expertise, du droit à la présomption d'innocence à l'institution de la médiation, des conditions de détention à l'élargissement de la liberté d'expression, nous avons signé des réformes historiques qui facilitent l'accès à la justice et accélèrent le fonctionnement du système judiciaire dans un très large éventail. Nous poursuivrons nos travaux dans ce domaine sans relâche, avec pour objectif une justice accessible et digne de confiance. La justice est le pilier fondamental de notre civilisation.
Nous resterons sur les talons du dernier traître membre du FETÖ jusqu'à ce qu'il rende des comptes devant la justice.
LES ÉVÉNEMENTS DE KOBANÉ
Les événements des 6-8 octobre ne sont en aucun cas une manifestation de protestation, mais une insurrection terroriste au cours de laquelle 37 de nos concitoyens ont été brutalement assassinés. Ceux qui ont incité aux événements des 6-8 octobre et qui ont fait subir une telle douleur à notre nation sont connus. Personne ne peut excuser ou légitimer ces événements. Nous voulons que tout le monde comprenne désormais qu'on ne peut pas faire de politique dans ce pays en transformant les rues en bain de sang.