Déclaration du YRP concernant la crise du protocole à Şanlıurfa : « Une situation d'illégalité totale qui repousse les limites »

Lors de la réunion de coordination provinciale à Şanlıurfa, à laquelle participait également le ministre de l'Environnement, de l'Urbanisme et du Changement climatique, Murat Kurum, le maire métropolitain du YRP, Kasım Gülpınar, a été écarté du protocole. Réagissant à cette crise, le vice-président du YRP, Suat Kılıç, a déclaré : « C'est une situation d'illégalité totale qui repousse les limites. C'est ignorer l'État, les institutions et le système juridique. »

12punto

Une crise protocolaire a éclaté lors de la réunion de coordination provinciale qui s'est tenue dans la salle de conférence du gouvernorat de Şanlıurfa.

Le nom du maire de Şanlıurfa, Kasım Gülpınar, membre du YRP, a été retiré de la table du protocole où siégeait également le ministre de l'Environnement, de l'Urbanisme et du Changement climatique, Murat Kurum.

Aux côtés de M. Kurum étaient assis le gouverneur de Şanlıurfa, Hasan Şıldak, le président de la TOKİ, Mustafa Levent Sungur, ainsi que les députés de l'AKP, Cevahir Asuman Yazmacı et Mehmet Ali Cevheri.

Le vice-président du Yeniden Refah Partisi (YRP), Suat Kılıç, a vivement réagi à la « discrimination » dont a fait l'objet Kasım Gülpınar. Dans une déclaration publiée sur son compte X, M. Kılıç a exprimé les points suivants :

« À Şanlıurfa, lors de la réunion de coordination provinciale tenue en présence du ministre de l'Environnement, de l'Urbanisme et du Changement climatique, M. Murat Kurum, le fait que le nom de notre maire métropolitain de Şanlıurfa, M. Mehmet Kasım Gülpınar, ait été retiré de la tribune dès l'entrée dans la salle est une situation d'illégalité totale qui repousse les limites. C'est ignorer l'État, les institutions et le système juridique. Alors qu'à Adıyaman, la veille, le maire du CHP avait été inclus dans la tribune comme il se doit, l'exclusion de Şanlıurfa et de ses habitants, en la personne du maire métropolitain, lors de cette réunion organisée le lendemain sous le même format et le même titre, est une situation inacceptable. Nous espérons qu'Ankara ne restera pas indifférente à ce manque de respect, à cette illégalité et à cette primitivité, et qu'elle ne se contentera pas d'observer ce nouveau cas de déni de la démocratie et de désespoir. Malgré tout, nous remercions notre maire du Yeniden Refah Partisi, M. Mehmet Kasım Gülpınar, qui n'a pas quitté la salle, qui a défendu les droits de Şanlıurfa et qui a exprimé sa réaction avec le sérieux et la courtoisie d'un homme d'État, pour la dignité dont il a fait preuve face à la bassesse de ceux qui ont retiré son nom de la tribune. Comme l'a dit M. Gülpınar sur place : 'Le fait que vous ignoriez quelque chose ne signifie pas que cette chose n'existe pas...' »