Dernière minute : Ali Gökmen, coordinateur général de la municipalité d'Esenyurt, a démissionné

Suite à l'arrestation du maire d'Esenyurt, Ahmet Özer, et à la nomination d'un administrateur (kayyum) pour le remplacer, le coordinateur général de la municipalité d'Esenyurt, Ali Gökmen, a annoncé sa démission.

12punto

Le maire d'Esenyurt, Ahmet Özer, membre du CHP, a été arrêté sous l'accusation d'être « membre de l'organisation terroriste armée PKK/KCK ».

Après l'arrestation d'Özer, le vice-gouverneur d'Istanbul, Can Aksoy, a été nommé administrateur de la municipalité d'Esenyurt.

Suite à cette décision de nomination d'un administrateur, le coordinateur général de la municipalité d'Esenyurt, Ali Gökmen, a démissionné de ses fonctions.

Voici la déclaration écrite d'Ali Gökmen, qui a démissionné de ses fonctions :

« Depuis 1950, chaque fois qu'ils perdent une élection, ils tentent de mettre en scène le même plan. Ils essaient de reprendre par la voie judiciaire ce qu'ils ont perdu dans les urnes, et pour cela, ils cherchent à hypothéquer la volonté de la nation. Ils veulent obtenir, par le biais de tribunaux politiquement orientés et d'administrateurs, le pouvoir que la nation ne leur a pas accordé.

Nous sommes à Esenyurt depuis des années pour que l'amour de la fraternité surmonte tous les maux. Nous sommes ici pour préserver la solidarité, la démocratie et le droit de la nation à choisir librement, et nous continuerons à être ici. Votre administrateur finira lui aussi par partir, et nous continuerons à lutter ici, aux côtés des habitants d'Esenyurt, et à servir notre ville.

Ils sont partisans du conflit, de la polarisation, de la bagarre et du chaos. Ils sont dérangés même par le fait que cette nation puisse se réveiller un seul jour dans la paix, ou se dire « bonjour » avec le sourire. Mais nous ne nous soumettrons pas à cela. Nous ne permettrons pas qu'Esenyurt se soumette à la peur, à la pression et au chaos. Nous ne resterons pas spectateurs face à la corruption de notre République et de notre démocratie, à l'hypothèque posée sur la volonté de notre peuple, et à l'écrasement de la décision de notre peuple par la pratique de l'administrateur.

Ils veulent déjà faire pression sur la nation pour gagner les prochaines élections dès aujourd'hui. Vous n'y arriverez pas. Ils seront ensevelis sous cette pratique honteuse qu'ils mènent sous couvert de droit. 

Ni les tribunaux, ni les interdictions, ni les menaces, ni les complots ne peuvent nous arrêter. Là où la parole de la nation recommence à se faire entendre, là où la voix de la nation s'exprime à nouveau, l'oppression des puissants prendra fin. 

Nous acceptons la souveraineté de la nation sans condition et nous lançons un défi. Sans se cacher derrière des décisions judiciaires politiquement orientées, sans espérer de l'aide des administrateurs, nous lançons un défi, une fois de plus, mille fois de plus, pour une compétition loyale, sans hypothéquer la volonté et les votes propres et honnêtes de notre peuple !

Pas de négociation avec l'administrateur..

Mais une lutte avec l'administrateur !

#ÉlectionsImmédiates 

#NotreVolontéNePeutÊtreConfisquée"