Dernière minute... Le maire des îles des Princes, Ercan Akpolat, placé en garde à vue
Dans le cadre d'une opération menée à la municipalité des îles des Princes (Adalar), le maire Ercan Akpolat a été placé en garde à vue ce matin.
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Une opération a été menée contre la municipalité des îles des Princes, dirigée par le CHP, dans le cadre d'accusations de "corruption", "extorsion" et "falsification de documents officiels". Au total, 41 suspects, dont le maire des îles des Princes, Ali Ercan Akpolat, et deux de ses adjoints, ont été placés en garde à vue.
DÉCLARATION DU PROCUREUR GÉNÉRAL
La déclaration du bureau du procureur général de la République d'Istanbul Anatolie est la suivante : "Suite à des signalements parvenus à notre parquet concernant le maire des îles des Princes, Ercan Akpolat, ainsi que les maires adjoints Hüseyin Yılmaz et Fırat Durak, leurs chefs de service et leur personnel, accusés d'avoir délivré des permis en échange de pots-de-vin pour des lieux non autorisés dans la région des îles, classée zone de protection naturelle et archéologique ; et d'avoir fermé les yeux, en échange de pots-de-vin, sur des travaux de rénovation majeurs et des activités de construction effectués dans des bâtiments situés au sein de la zone archéologique sous couvert de simples réparations, une enquête a été ouverte contre les suspects pour corruption, extorsion, falsification de documents officiels, constitution et direction d'une organisation criminelle, violation de la loi n° 2863 et abus de pouvoir. Dans ce cadre, des instructions ont été données à la direction de la lutte contre la criminalité financière de la police d'Istanbul afin de faire la lumière sur ces faits et d'identifier les preuves. Divers enregistrements et rapports du MASAK ont été obtenus. À la suite de ces conclusions, il a été établi que des interventions majeures sur des structures classées monuments historiques aux îles des Princes étaient autorisées en échange de pots-de-vin sous couvert de simples réparations, que des permis étaient délivrés en échange de pots-de-vin à des établissements non autorisés, que des amendes importantes étaient infligées de manière symbolique aux établissements sans licence et aux constructions illégales afin d'intégrer les propriétaires dans le système, que des négociations étaient menées avec les propriétaires pour réduire les amendes en fonction de l'état, de l'emplacement et de la valeur de la structure, que les amendes des propriétaires acceptant de verser des pots-de-vin étaient réduites par des irrégularités documentaires, permettant ainsi d'obtenir des avantages financiers. Il a également été constaté que les responsables municipaux orientaient les demandeurs de permis vers des architectes en lien avec eux, intégrant ainsi les demandeurs dans le système pour négocier les pots-de-vin par l'intermédiaire de ces architectes, accélérant ainsi les procédures et permettant la délivrance illégale de permis. Selon les preuves figurant au dossier, les responsables municipaux négociaient les pots-de-vin avec les demandeurs, et l'argent était remis en main propre aux responsables ou à des personnes liées à eux. Il a été établi que 47 suspects étaient impliqués dans 40 actes délictueux. Des perquisitions et des interpellations simultanées ont été effectuées à 90 adresses dans 4 provinces ; à ce stade, 37 suspects ont été placés en garde à vue et de nombreux supports numériques ont été saisis."