Dernière minute : Plus aucun détenu dans l'affaire de harcèlement au sein de la Grande Assemblée nationale de Turquie ! Les accusés ont été libérés
Dans le cadre du procès des 5 accusés, dont 4 étaient en détention, pour des allégations d'abus sexuels sur des étudiants stagiaires à la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), le tribunal a ordonné la libération de tous les accusés en tenant compte de la durée de leur détention provisoire ; l'audience a été reportée au 15 mai.
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La deuxième audience du procès ouvert concernant les allégations d'abus sexuels sur des étudiants stagiaires à la TBMM s'est tenue aujourd'hui devant le 57e tribunal correctionnel d'Ankara. Lors de la première audience, le tribunal avait décidé de maintenir en détention les quatre accusés incarcérés, tout en levant les mesures de contrôle judiciaire appliquées à l'accusé libre.
Les accusés figurant dans le dossier sont jugés pour « harcèlement sexuel sur mineur » et « abus sexuel sur mineur par attouchements ». Le parquet général d'Ankara requiert jusqu'à 16 ans et 6 mois de prison pour chacun des cinq accusés.
LA DÉCISION INTERLOCUTOIRE A ÉTÉ ANNONCÉE
Le tribunal a rendu sa décision interlocutoire dans le procès impliquant 5 accusés au total, dont 4 étaient en détention. Il a été ordonné que les accusés soient libérés, au motif qu'il n'y avait aucun risque de fuite et en tenant compte du temps passé en détention.
Le procès a été reporté au 15 mai.
« CE N'EST PAS NOUVEAU, NOUS AVIONS MIS EN GARDE »
Le député du CHP pour Istanbul, Mahmut Tanal, qui a suivi l'audience, a fait une déclaration sur son compte de réseau social après l'audience. M. Tanal a déclaré : « Les allégations de harcèlement survenues à la Grande Assemblée nationale de Turquie ne sont pas nouvelles. En 2018, nous avions déposé une motion de recherche à ce sujet, nous avions mis en garde et nous avions consigné les faits. Cependant, les mesures nécessaires n'ont pas été prises et les responsabilités ont été délibérément ignorées. »
LES ACCUSÉS AVAIENT ADMIS LES MESSAGES
L'un des accusés en détention, Halil İlker Güner, a admis avoir écrit les messages envoyés à l'étudiante stagiaire, dont le contenu était : « Ma petite pistache, tu veux vraiment me rencontrer ? Tu étais très belle aujourd'hui. Tu es ma petite chérie ». Dans sa défense, Güner a déclaré : « Je dis aussi ces choses quand je parle aux gens autour de moi ».
Un autre accusé en détention, İbrahim Beşlioğlu, a également confirmé les messages envoyés à l'étudiante stagiaire. Beşlioğlu s'est défendu en disant : « Je suis très regrettant. C'était un moment de faiblesse. C'est la première fois que je fais une chose pareille. Un soir, je m'ennuyais, j'avais le moral à zéro. Mes relations avec ma femme étaient tendues. D'ailleurs, nous sommes actuellement en instance de divorce. Je n'ai pas écrit ces messages avec une intention sexuelle ».