Des fonctionnaires ont tenté de marcher vers le palais présidentiel : bloqués par des barricades policières

Suite à l'impasse des négociations salariales entre les fonctionnaires et le gouvernement, la confédération Birleşik Kamu-İş a décidé de mener une action. Les fonctionnaires, qui souhaitaient marcher vers le palais présidentiel, ont été stoppés par des barricades policières. Le président du syndicat, Yıldırım, a déclaré : « Soit il nous laisse mourir de faim, soit il donne des instructions ! »

12punto

Les négociations salariales entre les fonctionnaires et le gouvernement sont dans l'impasse en raison de l'écart important entre les revendications syndicales et les propositions gouvernementales. À l'issue de ces discussions, la confédération Birleşik Kamu-İş a décidé d'organiser une marche vers le palais présidentiel. Les fonctionnaires affiliés au syndicat poursuivent leurs actions à travers tout le pays.

BLOCUS POLICIER AUTOUR DU BÂTIMENT

Réunis devant le siège de la confédération Birleşik Kamu-İş à Ankara, les fonctionnaires ont tenté de marcher vers le palais présidentiel en tenant du pain à la main. Cependant, la police a mis en place d'importantes mesures de sécurité autour du bâtiment et a érigé des barricades pour empêcher la marche.

LE PRÉSIDENT DU SYNDICAT VEUT S'ENTRETENIR AVEC ERDOĞAN

Le président de la confédération Birleşik Kamu-İş, Orhan Yıldırım, a indiqué lors d'une discussion avec la police qu'ils souhaitaient s'entretenir directement avec le président Erdoğan, et non avec le comité d'arbitrage qu'il a nommé. M. Yıldırım a affirmé que la pauvreté vécue par les fonctionnaires n'avait pas été suffisamment exposée jusqu'à présent et que le ministère des Finances ne fondait ses évaluations que sur des statistiques.

« SOIT IL NOUS LAISSE MOURIR DE FAIM, SOIT IL DONNE DES INSTRUCTIONS ! »

Après son échange avec la police, M. Yıldırım a fait une déclaration en s'adressant au gouvernement : « La seule personne décisionnaire concernant les salaires des fonctionnaires est le président Erdoğan. Soit il laisse les fonctionnaires mourir de faim, soit il donne des instructions au ministère des Finances pour allouer un budget suffisant à une vie digne ! »