Des interpellations dans la politique turque suscitent la controverse : la déclaration marquante d'Erkan Baş
Les décisions d'interpellation continuent d'occuper l'agenda politique en Turquie. Alors que le président de la branche jeunesse du CHP, Cem Aydın, a été placé en garde à vue dans la matinée, il a été rapporté qu'une enquête a été ouverte contre le maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, pour avoir critiqué cette situation. En soirée, le président du Parti de la Victoire (Zafer Partisi), Ümit Özdağ, a été interpellé dans le restaurant où il se trouvait, en raison d'un discours qu'il avait prononcé à Mersin.
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Ces événements ont suscité un large écho au sein de l'opinion publique et des partis politiques. Le président du Parti des travailleurs de Turquie (TİP) et député, Erkan Baş, a réagi à ces développements via une déclaration sur son compte de réseau social. M. Baş a affirmé que les décisions d'interpellation et les enquêtes ouvertes signifient que « le système judiciaire est utilisé comme un outil dans les opérations du pouvoir politique visant à façonner l'opposition ». Soulignant que cette situation est inacceptable, il a critiqué l'ingérence du pouvoir judiciaire dans la lutte politique.
Dans sa déclaration, M. Baş a attiré l'attention sur les problèmes économiques et les injustices sociales, affirmant qu'« une élection anticipée est désormais une nécessité inévitable pour se débarrasser de ce pouvoir ». Il a également soutenu que la présidence fait preuve d'une intolérance aux critiques dans les débats politiques, précisant que le délit d'« insulte au président » est devenu un moyen de faire taire les opposants politiques.
Le fait que les décisions d'interpellation et d'enquête aient été prises le même jour a provoqué des débats dans différents secteurs. Alors que les partis d'opposition estiment que de telles pratiques nuisent au socle de la politique démocratique, aucune déclaration n'a encore été faite par le camp du pouvoir à ce sujet.
Sabah saatlerinde CHP Gençlik Kolları Başkanı Cem Aydın gözaltına alındı. Bunu eleştiren İstanbul Büyükşehir Belediye Başkanı Ekrem İmamoğlu hakkında soruşturma açıldı. Son olarak akşam saatlerinde Zafer Partisi Genel Başkanı Ümit Özdağ gözaltına alındı.
— Erkan BAŞ (@erkbas) January 20, 2025
Her üç talimatın da aynı…
Voici la déclaration d'Erkan Baş :
Le président de la branche jeunesse du CHP, Cem Aydın, a été interpellé ce matin. Une enquête a été ouverte contre le maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, pour avoir critiqué cette situation. Enfin, le président du Parti de la Victoire, Ümit Özdağ, a été interpellé en soirée.
Il n'est pas fortuit que ces trois instructions émanent de la même autorité.
Il est inacceptable que le système judiciaire devienne le paravent de l'opération d'Erdoğan visant à façonner l'opposition.
Les tentatives du pouvoir pour mettre au pas, par le bâton judiciaire, ceux qu'il ne peut convaincre par la politique sont illégitimes.
Il faut mettre fin immédiatement à la conception de la politique par des instructions illégales, arbitraires et politiques.
Le pouvoir politique est responsable de la pauvreté, du chômage et de toutes les formes d'injustice. Exiger haut et fort des élections anticipées pour se débarrasser immédiatement de ce pouvoir est une nécessité inévitable.
Le président de l'AKP veut empêcher toute parole contre lui en s'appuyant sur l'article régissant le délit d'insulte au président.
As-tu si peur de la lutte politique, Erdoğan !
Que toutes les lois te protègent avec le régime monstrueux que tu as mis en place, et que tes rivaux soient jetés en prison...
Si tu as un peu de courage, lâche ton jouet judiciaire, descends sur le marché, va à la rencontre du peuple.
Vois quelle colère s'accumule contre le système de pillage que tu as instauré.
Nous ne ferons pas de politique dans les limites que tu as tracées.
Ce pays se débarrassera inévitablement de toi et de ce régime corrompu qui porte ton nom.