Des sanctions sévères contre les fausses alertes arrivent ! Adopté au Parlement
La réglementation adoptée par l'Assemblée générale de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) introduit de nouvelles dispositions concernant les articles du décret-loi n° 703 annulés par la Cour constitutionnelle. Le projet de loi, qui couvre de nombreux changements allant des nominations de conseillers ministériels aux sanctions pour fausses alertes, apportera de nouvelles régulations à l'administration publique.
12punto
Le projet de loi portant modification de certaines lois et du décret-loi n° 375 a été adopté par l'Assemblée générale de la TBMM. Le projet de loi prévoit des dispositions relatives aux articles du décret-loi n° 703 qui avaient été annulés par la Cour constitutionnelle.
Selon le projet, grâce à une modification de la loi sur les fonctionnaires de l'État, des conseillers ministériels pourront être nommés dans les ministères pour conseiller le ministre sur des questions revêtant une importance et une priorité particulières. Lorsque le mandat du ministre prendra fin, celui des conseillers ministériels prendra également fin. Les nominations aux postes de conseillers ministériels pourront être effectuées sans être soumises aux dispositions relatives aux examens, à l'avancement d'échelon et à la promotion de grade. Les personnes occupant des postes de conseillers ministériels bénéficieront des droits et aides financiers et sociaux liés aux postes de conseillers de ministère, selon les mêmes procédures et principes.
EMPLOI D'EXPERTS ET D'ASSISTANTS EXPERTS
Les experts et assistants experts du Fonds d'assurance des dépôts d'épargne (TMSF) seront également employés conformément aux dispositions de l'article 41 additionnel de la loi sur les fonctionnaires de l'État en ce qui concerne les examens, les qualifications, les thèses et la nomination aux postes d'experts.
Sous réserve qu'ils soient prévus par les décrets présidentiels relatifs à l'organisation des ministères et d'autres institutions et organismes publics, des experts et assistants experts pourront être employés dans les administrations centrales, au sein du Conseil de l'enseignement supérieur (YÖK), du Conseil de la qualité de l'enseignement supérieur, ainsi que dans les quartiers généraux de l'état-major général et des commandements des forces armées, pour travailler sur des sujets relevant de la compétence de l'institution.
SERVICES DE LA PRÉSIDENCE
Avec cette réglementation, afin de garantir que les services de la Présidence soient assurés conformément à leur nature et aux exigences de sécurité, la loi sur les indemnités de déplacement, la loi sur les véhicules, la loi sur les appels d'offres de l'État, la loi sur les logements publics, la loi sur les marchés publics et la loi sur les contrats de marchés publics ne s'appliqueront pas à l'organisation centrale de la Présidence ni au Conseil de contrôle de l'État. Les questions régies par ces lois ainsi que les procédures et principes relatifs aux affaires et transactions financières seront déterminés par la Présidence.
Selon le projet, avec la modification de la loi sur les services de la jeunesse et des sports, les revenus obtenus dans le cadre des services menés par le ministère de la Jeunesse et des Sports conformément aux dispositions législatives seront enregistrés comme revenus spéciaux. Les revenus du ministère seront utilisés au sein du budget du ministère. Le projet apporte également certaines modifications à la loi sur le jugement des fonctionnaires et autres agents publics.
Avec la modification de la loi sur les syndicats de fonctionnaires et les conventions collectives, les fonctionnaires travaillant dans l'administration centrale de la Présidence, dans ses conseils affiliés, ainsi que dans les institutions rattachées (à l'exception de la Présidence des affaires religieuses, de la Présidence de l'industrie de la défense et de la Direction de la communication) et au Secrétariat général du Conseil de sécurité nationale, ne pourront pas être membres de syndicats ni en créer.
LES SANCTIONS POUR APPELS ET DÉNONCIATIONS ABUSIFS SONT ALOURDIES
Selon la modification apportée à la loi sur les syndicats de fonctionnaires et les conventions collectives, le Comité des employeurs publics sera composé de représentants des ministères et des institutions et organismes publics déterminés par le Président, sous la présidence du vice-président ou du ministre désigné par le Président.
Les amendes administratives prévues par la loi sur les délits pour les appels abusifs et les fausses dénonciations sont augmentées. Ainsi, le montant de l'amende administrative de 250 livres, infligée par les gouverneurs de province aux personnes qui appellent le Centre d'appels d'urgence pour l'encombrer, parlent aux agents ou laissent des appels de manière insistante, sera porté à 1500 livres.
Si les équipes se rendant sur les lieux constatent par procès-verbal que la dénonciation faite au Centre d'appels est infondée, une amende administrative de 15 000 livres sera infligée à la personne par les gouverneurs de province. En cas de récidive de ces actes dans un délai d'un an, l'amende administrative sera doublée.
Dans la loi sur les étrangers et la protection internationale, une réglementation sera mise en place concernant l'allocation de fonds du budget de la Direction de la gestion des migrations aux centres d'hébergement temporaire pour leur exploitation et leur gestion, ainsi que pour d'autres opérations dans ce domaine.
Selon la modification apportée à la loi sur l'Institution des droits de l'homme et de l'égalité de Turquie, le Conseil des droits de l'homme et de l'égalité de Turquie sera composé de 11 membres nommés par le Président, dont un président et un vice-président. La situation sera annoncée au public par l'Institution via des moyens de communication appropriés 2 mois avant l'expiration du mandat des membres choisis par le Président. Les candidatures seront soumises à la Présidence. Les nouveaux membres élus entreront en fonction à l'expiration du mandat du membre qu'ils remplacent.
AFFECTATION TEMPORAIRE
Avec le projet, à l'exception des juges et procureurs et de ceux considérés comme faisant partie de cette profession, les personnes employées dans des institutions ou organismes publics sur la base d'un cadre ou d'un poste, quel que soit leur statut, pourront être affectées temporairement à d'autres institutions et organismes publics avec le consentement de leur institution, pour une durée ne dépassant pas un an. Cette durée pourra être prolongée d'un an à chaque fois.
Pour les affectations dépassant un total de 6 mois, le consentement du personnel sera requis. Les dispositions relatives à l'affectation temporaire prévues par les lois resteront réservées. Les institutions et organismes qui ne pourront pas effectuer d'affectations temporaires dans ce cadre, ainsi que les procédures et principes relatifs à ces affectations, seront déterminés par un règlement mis en vigueur par le Président.
Le projet stipule que les services des institutions et organismes publics qui n'emploient pas de fonctionnaires de l'État, tels que prévus par les décrets présidentiels relatifs à leur organisation, seront assurés par du personnel employé par contrat de service administratif et selon les dispositions du droit du travail, sans être soumis aux dispositions de la loi sur les fonctionnaires de l'État et d'autres lois relatives à l'emploi sous contrat.
En ce qui concerne les droits et aides financiers et sociaux ainsi que les droits à la retraite prévus par la législation, les références faites au "Sous-secrétaire de la Primature" et au "plus haut fonctionnaire de l'État" seront considérées comme faites au "Secrétaire général de la Présidence".
Pour être nommé à des postes, fonctions et emplois de haut niveau dans l'administration publique, il sera nécessaire de remplir les conditions spécifiées dans le décret présidentiel. Pour le calcul de la durée de service requise pour les personnes nommées à ces postes, la totalité des périodes travaillées effectivement dans des organisations internationales, dans le secteur privé ou en tant qu'indépendant, après avoir obtenu un diplôme d'enseignement supérieur de 4 ans et sous réserve d'être soumis aux institutions de sécurité sociale, sera prise en compte.
Les hauts fonctionnaires nommés pour une durée déterminée par le Président pourront être relevés de leurs fonctions avant l'expiration de leur mandat, non seulement pour les motifs de révocation prévus par les lois pertinentes, mais aussi en raison de l'incapacité à atteindre les objectifs institutionnels.
Chaque année passée dans ces postes de haut niveau sera prise en compte pour l'avancement d'échelon, et tous les 3 ans pour la promotion de grade, afin de calculer l'augmentation des grades de droits acquis.