Détail sur la « séance de repentance » organisée par Menzil à Izmir : l'absence d'autorisation préfectorale

Il s'avère qu'aucune autorisation n'a été obtenue auprès de la préfecture ou de toute autre institution pour la séance de repentance collective organisée par la confrérie Menzil à Izmir, qui a suscité l'indignation.

12punto

À Izmir, les images montrant des centaines de personnes rassemblées devant le domicile du chef de la confrérie Menzil pour une séance de repentance collective ont fait grand bruit et suscité de vives réactions. Le chroniqueur du journal Sözcü, Emin Çölaşan, a précisé qu'aucune autorisation n'avait été sollicitée auprès de la préfecture pour cet événement de masse. 

À ce sujet, Çölaşan a écrit ce qui suit dans sa chronique d'aujourd'hui : 

"En plein cœur d'une ville comme Izmir, des gens se réunissent, des prières sont récitées collectivement, des chants religieux sont entonnés et des discours sont prononcés.

C'est la communauté Menzil qui organise cet événement.

Cette communauté est une structure intéressante. Il n'existe aucun autre exemple ou équivalent en Turquie.

Permettez-moi de poser une question immédiate...

Une autorisation avait-elle été obtenue auprès de l'État, par exemple auprès de la préfecture d'Izmir, pour cette réunion organisée en pleine nuit ?

Non, elle n'avait pas été obtenue.                                    

Imaginez un pays où, même lorsque quelques personnes se réunissent pour faire une déclaration de presse innocente, elles se retrouvent face aux forces de sécurité, les participants sont parfois battus, et certains sont placés en garde à vue. La suite dépend alors du hasard ! Car des personnes innocentes, sans aucun crime, sont arrêtées.

C'est dans un tel contexte que la confrérie Menzil a fait une démonstration de force. Cela s'appelait une séance de repentance collective.

De quoi se sont-ils repentis, quels péchés ont-ils demandé à Dieu d'effacer, nous ne pouvons le savoir !"