Deuxième procès dans l'affaire du meurtre de Narin Güran aujourd'hui : 15 accusés, dont 6 en détention, devant le juge

Le deuxième acte s'ouvre dans l'affaire du meurtre de Narin Güran, qui a secoué la Turquie. Un procès avait été ouvert contre 15 accusés pour « recel de malfaiteur ». Les 15 accusés, dont 6 sont en détention et 3 sont des mineurs, comparaîtront pour la première fois devant le juge aujourd'hui.

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Le deuxième procès concernant la mort de Narin Güran, âgée de 8 ans, à Diyarbakır, débute aujourd'hui.

La mère, le frère et l'oncle de Narin Güran avaient précédemment été condamnés à la réclusion à perpétuité aggravée. Désormais, c'est au tour de 15 autres accusés d'être jugés pour « recel de malfaiteur ». Parmi les accusés, 3 sont des mineurs.

LE MEURTRE DE NARIN GÜRAN

Narin Güran, âgée de 8 ans, avait disparu le 21 août à Diyarbakır. 19 jours plus tard, son corps sans vie avait été retrouvé dans le ruisseau d'Eğertutmaz, dissimulé dans un sac et recouvert de pierres et de broussailles.

Leur voisin, Nevzat Bahtiyar, avait avoué avoir « enterré le corps sans vie de Narin dans le ruisseau ». À l'issue du procès, il a été conclu que la mère, Yüksel, le frère, Enes, et l'oncle, Salim Güran, avaient commis le meurtre ensemble.

Alors que ces trois accusés ont été condamnés à la réclusion à perpétuité aggravée, Nevzat Bahtiyar a été condamné à 4,5 ans de prison pour « destruction, dissimulation ou altération de preuves ».

15 ACCUSÉS JUGÉS POUR « RECEL DE MALFAITEUR »

Par ailleurs, un second procès a été ouvert contre 15 accusés, dont 6 sont en détention, en lien avec le meurtre, pour le motif de « recel de malfaiteur ».

Des actes d'accusation distincts avaient été préparés pour les accusés, incluant 3 mineurs, mais les dossiers ont été fusionnés au cours de la procédure.

Il a été établi que les accusés avaient fait de fausses déclarations lors des opérations de recherche. Il a également été constaté qu'ils avaient tenté de saboter les recherches en déclenchant un incendie dans le village.

Les enquêtes ont révélé que le personnel de la gendarmerie en service dans la région avait été suivi et que les enregistrements téléphoniques écoutés avaient été effacés, des informations qui figurent dans le dossier judiciaire.

DES PEINES DE 6 MOIS À 5 ANS DE PRISON REQUISES

Des peines allant de 6 mois à 5 ans de prison sont requises pour les 15 accusés, dont 3 mineurs.

Le procès des accusés se tiendra devant le 17e tribunal correctionnel de Diyarbakır.