Ece Üner remise en liberté sous contrôle judiciaire
Une enquête a été ouverte contre la journaliste et présentatrice Ece Üner pour « outrage public aux organes judiciaires » et « tentative d'influence sur le cours de la justice » en raison d'une publication sur la plateforme X. Sur instruction du parquet général d'Istanbul, Mme Üner a été convoquée au commissariat pour y être entendue. Après la fin de son audition, elle a été déférée devant le tribunal avec une demande d'interdiction de sortie du territoire et une obligation de pointage.
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Une enquête a été ouverte contre la journaliste et présentatrice Ece Üner pour « outrage public aux organes judiciaires » et « tentative d'influence sur le cours de la justice » en raison d'une publication sur la plateforme X. Dans le cadre de l'enquête menée par le parquet général d'Istanbul, des instructions ont été données à la direction de la sécurité d'Istanbul pour procéder à l'audition de Mme Üner.
Convoquée par le parquet, Ece Üner a été déférée au palais de justice après avoir été entendue par la police. Le parquet a requis son placement sous contrôle judiciaire, assorti d'une interdiction de sortie du territoire et d'une obligation de pointage.
Selon le communiqué du parquet, l'enquête a été ouverte suite à une réponse apportée par Mme Üner à une publication du journaliste İsmail Saymaz sur la plateforme X. Dans son message du 15 mars 2025, M. Saymaz avait réagi à l'interdiction de sortie du territoire qui lui avait été notifiée, dénonçant ce qu'il qualifiait d'« intimidation à l'encontre du journalisme critique ».
Ece Üner avait répondu à cette publication en écrivant : « Les assassinats de réputation perpétrés par ces enfants de l'opération, résidus du FETÖ, sont devenus insupportables ! ». Le parquet a annoncé l'ouverture d'une enquête d'office, estimant que ce message relevait des délits d'« outrage public aux organes judiciaires », prévu par l'article 301 du Code pénal turc, et de « tentative d'influence sur le cours de la justice », prévu par l'article 288 du même code.
DEMANDE DE CONTRÔLE JUDICIAIRE
L'audition d'Ece Üner, convoquée par le parquet, est terminée. Elle a été déférée devant le tribunal avec une demande d'interdiction de sortie du territoire et une obligation de pointage.
Le communiqué du parquet général d'Istanbul précise :
Le 15/03/2025, sur la plateforme de réseau social X (Twitter), l'utilisateur identifié sous le pseudonyme @ismailsaymaz a publié le message suivant : « Aux assassinats de réputation qui durent depuis des semaines s'ajoute désormais l'illégalité. Alors que je partais en week-end avec ma femme, mon enfant et des amis, j'ai appris qu'une interdiction de sortie du territoire avait été prononcée à mon encontre. Mon passeport a été saisi. Si j'avais voulu fuir... je ne serais pas revenu après cinq voyages à l'étranger au cours du dernier mois et demi. Je ne serais pas revenu d'Allemagne le 12 mars, après y être allé le 7 mars, tout en sachant que des enquêtes étaient en cours contre moi. Chaque fois que le parquet m'a convoqué, je m'y suis rendu sans hésiter. Jeudi dernier, j'étais au palais de justice de Bakırköy pour trois enquêtes différentes. Mon seul crime est le journalisme... Je n'ai aucune intention de quitter la Turquie. Je considère ces actes comme une intimidation à l'encontre du journalisme critique et je les rejette. » En réponse à ce message, l'utilisatrice identifiée sous le pseudonyme @eceuner12 (identifiée comme étant Özge Ece Bayramoğlu) a publié le 15/03/2025 le message suivant : « Les assassinats de réputation perpétrés par ces enfants de l'opération, résidus du FETÖ, sont devenus insupportables ! ». En raison de cette publication, une enquête a été ouverte d'office par notre parquet général pour les délits d'outrage public aux organes judiciaires, prévu par l'article 301/1 du Code pénal turc, et de tentative d'influence sur le cours de la justice, prévu par l'article 288/1 du Code pénal turc, et des instructions ont été données à la direction de la sécurité d'Istanbul pour que l'intéressée soit présentée.