Échange tendu entre députés de l'AKP et du CHP : accusations d'« exploitation » contre l'opposition
À l'Assemblée nationale turque, les débats sur l'attaque armée perpétrée dans une école à Kahramanmaraş ont fait monter la tension. Les propos du député AKP de Kahramanmaraş, İrfan Karatutlu, sur l'événement ont suscité une vive réaction de l'opposition, donnant lieu à des accusations mutuelles et à des insultes au sein de l'hémicycle.
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À l'Assemblée nationale turque, le débat déclenché par l'attaque d'une école à Kahramanmaraş s'est intensifié après que le député AKP de Kahramanmaraş, İrfan Karatutlu, a accusé l'opposition d'« exploitation ». La tension a atteint son paroxysme lors d'un échange houleux entre le vice-président du groupe CHP, Ali Mahir Başarır, et le député AKP d'Istanbul, Adem Yıldırım, au cours duquel ils se sont mutuellement lancé : « Tu n'es pas un homme ».
Le député AKP Karatutlu a affirmé qu'après l'attaque, les autorités de l'État s'étaient rapidement rendues sur place, que les familles des blessés et des victimes avaient été visitées, et que le président Recep Tayyip Erdoğan était tenu informé en permanence du déroulement des événements.
Soutenant que l'événement était déformé sur les réseaux sociaux, Karatutlu a réagi aux publications affirmant que « des terroristes ont pris d'assaut une école » et a vivement critiqué l'expression « massacre de Maraş » utilisée par certains politiciens et journalistes. Déclarant que « ceci s'appelle l'attaque de l'école de Maraş », Karatutlu a accusé l'opposition d'« exploiter le sujet ».
ÉCHANGE D'INSULTES ENTRE BAŞARIR ET YILDIRIM
Après les propos du député AKP Karatutlu, la tension est montée en flèche entre le vice-président du groupe CHP, Ali Mahir Başarır, et le député AKP d'Istanbul, Adem Yıldırım.
Le député CHP Başarır a réagi en affirmant que Yıldırım lui avait lancé « Tu parles pour ne rien dire » pendant son intervention. Yıldırım, quant à lui, a critiqué le fait de ne pas avoir obtenu la parole, arguant que le règlement intérieur de l'Assemblée avait été violé.
La discussion s'est rapidement transformée en insultes mutuelles. Yıldırım, s'adressant à Başarır, a déclaré : « J'ai une réponse, mais d'abord je regarde si la parole mérite d'être écoutée, puis je regarde si celui qui la prononce est un homme. »
Au cours de cet échange où des expressions comme « Tu n'es pas un homme » et « Mal élevé » ont été utilisées, la tension a persisté dans l'hémicycle.
Malgré tous les avertissements lancés depuis le perchoir, les deux parties ont continué à se répondre à haute voix.
BEKİR BOZDAĞ A MIS FIN AU DÉBAT
Le vice-président de l'Assemblée nationale, constatant l'escalade, est intervenu pour souligner que ces échanges verbaux perturbaient l'ordre de l'Assemblée et a mis fin au débat. Le vice-président a souligné que les travaux parlementaires ne pourraient pas se poursuivre si la parole était constamment accordée pour des attaques mutuelles.