En détention depuis 40 jours... L'avocat du maire de Şişli, Resul Emrah Şahan, saisit la Cour constitutionnelle

L'avocat du maire de Şişli, Resul Emrah Şahan, a déposé un recours individuel auprès de la Cour constitutionnelle contre la décision de placement en détention provisoire de son client. Le recours souligne la violation du droit à la liberté et à la sûreté, du droit d'éligibilité et d'activité politique, ainsi que du droit à un procès équitable.

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L'avocat du maire de Şişli, Resul Emrah Şahan, Hüseyin Ersöz, a déposé aujourd'hui un recours individuel auprès de la Cour constitutionnelle. Dans ce recours, il est affirmé que le droit de M. Şahan à la liberté et à la sûreté, ainsi que son droit d'éligibilité et d'exercice d'activités politiques, ont été violés.

S'exprimant devant le palais de justice d'Istanbul, Me Hüseyin Ersöz a déclaré qu'ils avaient saisi la Cour constitutionnelle concernant la violation des droits subie par son client. Me Ersöz a précisé que le droit à la liberté et à la sûreté garanti par l'article 19 de la Constitution, le droit à un procès équitable mentionné à l'article 36 et le droit d'éligibilité et d'exercice d'activités politiques régi par l'article 67 ont été bafoués.

La requête souligne que la décision de détention ne repose sur aucune base juridique, qu'il n'existe aucune preuve solide de la commission d'un crime et que la procédure est motivée par des considérations politiques. Il est demandé à la Cour constitutionnelle de constater que la décision de détention constitue une violation des droits et d'ordonner la libération immédiate de M. Şahan.

« LA DÉCISION DE DÉTENTION VIOLE LE DROIT À LA LIBERTÉ ET À LA SÛRETÉ »

S'exprimant devant le palais de justice d'Istanbul, Me Hüseyin Ersöz a déclaré ce qui suit :

« Aujourd'hui, nous avons déposé notre recours individuel auprès de la Cour constitutionnelle concernant la violation du droit à la liberté subie par notre client, le maire élu de Şişli, Resul Emrah Şahan.

Dans ce processus, le droit à la liberté et à la sûreté garanti par l'article 19 de la Constitution, le droit à un procès équitable et la présomption d'innocence prévus à l'article 36, ainsi que le droit d'éligibilité et d'exercice d'activités politiques régi par l'article 67, ont été violés.

C'est pourquoi, dans le recours individuel déposé aujourd'hui auprès de la Cour constitutionnelle, nous avons demandé que les violations des droits subies par Resul Emrah Şahan soient constatées et qu'il retrouve immédiatement sa liberté. Notre attente fondamentale est que la Cour constitutionnelle assure une protection efficace contre les violations des droits et adopte une position ferme contre l'usurpation de la volonté populaire. »

La requête expose en détail que la décision de détention ne repose sur aucune base légale, qu'il n'existe aucune preuve solide de la commission d'un crime, que le principe de proportionnalité a été ignoré, que la procédure est motivée par des considérations politiques et qu'elle s'apparente davantage à une intervention politique qu'à une démarche juridique. Dans le cadre de ce recours, les demandes suivantes ont été formulées auprès de la Cour constitutionnelle :

Constater que la décision de détention prise à l'encontre de Resul Emrah Şahan constitue une violation des droits,

Reconnaître la violation du droit à la liberté et à la sûreté,

Reconnaître la violation du droit d'éligibilité et d'exercice d'activités politiques,

Constater la violation du droit à un procès équitable et de la présomption d'innocence,

Prendre une décision ordonnant la libération immédiate de Resul Emrah Şahan afin de mettre fin aux violations des droits.