Enquête sur Celal Şengör : jusqu'à 2 ans de prison requis

Les propos du géologue, le professeur Celal Şengör, sur le peuple turc ont été portés devant la justice. Le parquet de Beykoz a ouvert une procédure contre Şengör pour « humiliation publique de la nation ».

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L'un des géologues les plus éminents de Turquie, le professeur Celal Şengör, est dans le viseur de la justice en raison d'une intervention devenue virale sur les réseaux sociaux. Suite aux vives critiques de Şengör à l'encontre du peuple turc, le parquet de Beykoz a ouvert une enquête à son encontre.

DÉCLARATIONS FIGURANT DANS L'ACTE D'ACCUSATION

Selon les informations du journal Sabah, l'acte d'accusation préparé contre Şengör cite comme preuve les propos tenus lors d'une conférence à Istanbul le 20 novembre 2024. L'acte d'accusation rapporte les mots suivants :

"La Turquie est un tout petit pays inventé de toutes pièces. C'est l'un des pays les plus primitifs que j'aie vus au monde. Je n'ai jamais connu une société aussi ignorante et aussi dépourvue de sens moral que le peuple turc... Aujourd'hui, le QI moyen du Turc d'Anatolie est de 86, alors que le QI d'un être humain normal est de 90. En somme, vous êtes une nation attardée selon les statistiques."

L'AUTORISATION D'ENQUÊTE EST VENUE DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE

Dans le cadre de l'enquête ouverte suite aux signalements de citoyens après ces déclarations, une autorisation officielle d'enquête a été obtenue le 12 mai 2025 auprès de la Direction générale des affaires pénales du ministère de la Justice.

L'acte d'accusation précise que, dans sa défense, Şengör a soutenu que ses propos reposaient sur des données scientifiques. Cependant, le parquet a estimé que cette déclaration avait suscité une vive indignation dans l'opinion publique et que les propos dépassaient les limites de la critique.

Le parquet, qualifiant les paroles de Şengör de "visant à humilier la nation turque, dégradantes et insultantes", a requis une peine allant jusqu'à 2 ans de prison pour le délit d'"humiliation publique de la nation", conformément à l'article 301 du Code pénal turc.