Entrave policière à une manifestation de mineurs à Edirne

À Edirne, les mineurs de la société Özşen Madencilik, qui luttent pour obtenir le paiement de leurs droits, ont fait face à une intervention policière alors qu'ils tentaient de faire entendre leur voix au président Erdoğan. Deux ouvriers ont été placés en garde à vue et il est allégué qu'aucune ambulance n'a été appelée pour ceux qui ont fait un malaise.

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La lutte pour leurs droits se poursuit pour les ouvriers de la société Özşen Madencilik, filiale du groupe Kiremitçiler opérant à Edirne, qui n'ont pas pu recouvrer leurs créances. Après la déclaration de concordat par l'entreprise, les ouvriers, victimes de cette situation depuis des mois, sont passés à l'action à l'occasion du programme du président Recep Tayyip Erdoğan dans la ville.

Les ouvriers souhaitaient se rendre au programme organisé à la mosquée Selimiye afin de transmettre directement leurs problèmes au président Erdoğan. Cependant, suite à une décision d'interdiction prise par la sous-préfecture, leur marche n'a pas été autorisée. Les forces de sécurité sont intervenues contre les mineurs qui tentaient de progresser vers la mosquée.

Lors de cette intervention, deux mineurs ont été placés en garde à vue, et des images de l'incident ont été partagées sur les réseaux sociaux par le Syndicat indépendant des mineurs (Bağımsız Maden İşçileri Sendikası). Dans la vidéo en question, on peut voir l'un des ouvriers interpellés être traîné au sol par des équipes de gendarmerie.

Dans une déclaration faite par le syndicat après l'incident, il a été indiqué : « Appelez une ambulance ! On ne nous laisse pas intervenir auprès de nos frères mineurs qui ont été attaqués par les forces de l'ordre et qui font des malaises. Même une ambulance n'est pas appelée. Voulez-vous que nous mourions ? »

Selon les informations obtenues, certains ouvriers ont été pris de malaise lors de la bousculade. Cependant, selon les allégations, il n'a pas été permis aux équipes médicales d'intervenir sur place ni d'appeler une ambulance. Outre le syndicat, diverses organisations de la société civile ont également réagi face à la détresse des mineurs et aux interpellations.