Erdoğan n'aurait pas voulu « léser » Hafize Gaye Erkan ! Voici les coulisses de son « limogeage »…

Pour Hafize Gaye Erkan, qui a démissionné de son poste de gouverneure de la Banque centrale de la République de Turquie (TCMB) en demandant à être relevée de ses fonctions, le Journal officiel a utilisé le terme « limogée ». Les coulisses de ce dilemme, qui a suscité la confusion, ont été révélées.

12punto

La gouverneure de la Banque centrale de la République de Turquie (TCMB), Hafize Gaye Erkan, dont la famille a fait l'objet d'allégations persistantes, a demandé à être relevée de ses fonctions, affirmant être victime d'une campagne de diffamation.

Alors que Fatih Karahan a été nommé pour remplacer Erkan, le décret publié au Journal officiel, signé par le président de l'AKP et chef de l'État Recep Tayyip Erdoğan, indique qu'Erkan a été « limogée ».

ELLE EST RESTÉE 8 MOIS EN POSTE ET PERCEVRA SON SALAIRE PENDANT 2 ANS ENCORE

Le décret précise que la gouverneure de la TCMB, Hafize Gaye Erkan, a été limogée conformément à l'article 35 additionnel du décret-loi n° 375 et à l'article 2 du décret présidentiel n° 3.

Il est ainsi apparu qu'Hafize Gaye Erkan pourra continuer à percevoir son salaire pendant deux années supplémentaires.

POUR ÉVITER QU'ELLE NE SOIT LÉSÉE

Okan Müderrisoğlu, chroniqueur du journal Sabah, réputé proche du pouvoir, a indiqué que le terme « limogée » a été utilisé dans le Journal officiel afin d'éviter qu'Hafize Gaye Erkan ne soit lésée.

Okan Müderrisoğlu a affirmé que l'expression « limogée » a été utilisée dans le Journal officiel par décision d'Erdoğan concernant les droits statutaires de Gaye Erkan.

Müderrisoğlu a déclaré : « On évitera ainsi qu'une personne ayant occupé une fonction aussi critique ne subisse un préjudice sous le choc des premiers jours. Ce qui est, à mon avis, l'une des mesures les plus justes de notre État. »

Voici les passages pertinents de la chronique d'Okan Müderrisoğlu :

« Son nom est Banque centrale de la République. C'est une institution de la République. C'est la preuve que si les hommes ne font que passer, la protection de la valeur de l'argent de la nation est éternelle. Nous souhaitons du succès à Fatih Karahan, nommé à la présidence de la Banque centrale de la République de Turquie. Nous n'oublions jamais que le résultat obtenu grâce à ses efforts sera le succès de nous tous.

Bien que la demande de démission de la première femme gouverneure de la TCMB, Hafize Gaye Erkan, laisse un goût amer, elle est riche d'enseignements pour les futurs dirigeants qui assumeront des responsabilités à Ankara.

Je dois préciser ceci... Alors que Mme Erkan déclarait devoir quitter ses fonctions, la présence du terme « limogeage » dans le décret de notre Président est liée aux droits statutaires. Mme Erkan pourra bénéficier de ses droits statutaires pendant au moins deux ans (ou jusqu'à ce qu'elle commence un nouvel emploi). On évitera ainsi qu'une personne ayant occupé une fonction aussi critique ne subisse un préjudice sous le choc des premiers jours. Ce qui est, à mon avis, l'une des mesures les plus justes de notre État. »