Fatih Altaylı réagit au projet de meeting pour la Palestine de l'AKP à la veille de la fête de la République

Le journaliste Fatih Altaylı a exprimé son mécontentement face à la décision de l'AKP d'organiser un « Grand meeting pour la Palestine » à Istanbul, un jour avant la fête de la République.

12punto

La présidence provinciale d'Istanbul de l'AKP organisera un « Grand meeting pour la Palestine » à l'aéroport Atatürk le samedi 28 octobre. Alors que la participation du président de l'AKP et président de la République, Recep Tayyip Erdoğan, est attendue, le fait que ce meeting soit organisé la veille de la fête de la République a suscité des réactions.

Le journaliste Fatih Altaylı, dans son article intitulé « Les jours sont mélangés » publié sur son site web, a critiqué la tenue de ce meeting la veille du 29 octobre en déclarant ce qui suit : 

« Bravo.

Je vous félicite tous.

Vous êtes tellement « patriotes » et tellement « nationaux »...

Pendant toute cette année, qui marque le centenaire de la fondation de la République, vous n'avez pas levé le petit doigt.

Vous n'avez rien fait, ni de concret ni d'abstrait, pour le centenaire de la République.

Ni étude scientifique, ni réunion digne de ce nom, ni symposium, ni livre, ni concert, ni hymne, ni meeting pour célébrer la République avec enthousiasme, rien du tout.

Vous n'avez même rien expliqué, rien montré, ni permis de montrer aux élèves dans les écoles.

Et nous voici arrivés à la dernière semaine.

Dimanche prochain, c'est le 100e anniversaire de la proclamation de la République.

Vous avez décidé d'organiser un meeting le 28 octobre, soit exactement un jour avant cette date.

À la veille du centenaire de la République, vous organisez un « Grand meeting pour la Palestine ».

Il est tellement clair, tellement net, tellement évident que vous cherchez à faire de l'ombre au 100e anniversaire de la fête de la République qui sera célébré le lendemain, le jour national le plus sacré de ce pays !

Comment oubliez-vous que sans cette République, vous ne seriez même pas en mesure de quitter votre village, et encore moins d'occuper les sièges et les fonctions qui déterminent le destin de la Turquie.

Ne savez-vous pas que vous devez votre pouvoir actuel, et même votre existence, à la République !

Vous auriez pu organiser ce meeting lundi.

Mais vous avez choisi le 28 octobre...

Pensiez-vous que nous ne connaissions pas la raison !

Honte à vous ! »