Israël est-il derrière l'organisation terroriste YPG ? Il révèle l'aide reçue il y a 3 semaines
Alors que l'appel du chef de l'organisation terroriste PKK, Abdullah Öcalan, à déposer les armes et à dissoudre l'organisation suscite des réactions, le YPG/PYD, branche syrienne de l'organisation, a déclaré que cet appel ne les concernait pas. Tandis que l'impact de ce processus sur les équilibres régionaux suscite des interrogations, le soutien apporté par Israël au YPG revient au cœur de l'actualité.
12punto
L'appel du chef de l'organisation terroriste PKK, Abdullah Öcalan, à « déposer les armes et à se dissoudre » a créé des fissures au sein de l'organisation terroriste. Alors qu'Öcalan souhaite que tous les membres de l'organisation déposent les armes et se dispersent, le PYD/YPG, branche syrienne du PKK, a annoncé que cet appel ne les engageait pas.
Mazlum Abdi, l'un des soi-disant dirigeants du YPG, a déclaré dans un communiqué : « L'appel du PKK à déposer les armes les concerne, il ne couvre pas nos forces au Rojava », affirmant que leur seul interlocuteur était le régime de Damas.
LA RELATION ISRAËL-YPG À NOUVEAU AU CENTRE DES DÉBATS
Le directeur des informations étrangères de tv100, Ahmet Yeşiltepe, a attiré l'attention sur les liens entre Israël et les organisations terroristes de la région dans son évaluation du sujet. Affirmant que les mesures prises récemment par la Turquie en Syrie dérangent Israël, Yeşiltepe a indiqué qu'Israël cherchait de nouvelles coopérations pour protéger l'organisation terroriste YPG.
Yeşiltepe a souligné la relation organique entre les deux parties en déclarant : « La presse israélienne a écrit il y a environ trois semaines que le YPG avait demandé de l'aide à Israël. Le YPG a sollicité le soutien d'Israël pour empêcher le retrait des États-Unis de la région ».
Ilham Ahmed, responsable des soi-disant relations extérieures de l'organisation terroriste YPG, s'est également entretenue récemment avec le Jerusalem Post, l'un des principaux médias israéliens, affirmant qu'Israël devrait également être à la table des négociations dans le processus de paix. Cette déclaration a une fois de plus mis en lumière les liens d'Israël avec l'organisation terroriste.
UNE NOUVELLE ÉQUATION EN SYRIE
Le processus qui suivra l'appel d'Öcalan en Syrie suscite de grandes interrogations. Le refus du YPG de déposer les armes et sa déclaration selon laquelle il reste en dehors du processus ont complexifié l'équation en Syrie.
Il a été indiqué que cette attitude du YPG, tout en créant un malaise au sein de l'organisation, pourrait également constituer une nouvelle menace sécuritaire pour la Turquie.
LA TURQUIE ET ISRAËL VONT-ILS S'AFFRONTER DANS LA RÉGION ?
Certains experts évaluent la possibilité qu'Israël ouvre un front différent dans ce processus en armant des groupes druzes contre Damas. Si le YPG ne dépose pas les armes et qu'Israël tente d'être actif dans la région, la probabilité d'une confrontation entre la Turquie et Israël sur le terrain syrien pourrait se renforcer.