La feuille de route du nouveau processus d'ouverture se précise ! Que va-t-il se passer maintenant ?
Suite au message vidéo du chef terroriste Abdullah Öcalan et alors qu'un groupe de terroristes du PKK dépose les armes, les prochaines étapes du nouveau processus d'ouverture suscitent des interrogations. Selon certaines allégations, les grottes utilisées comme zones de vie par les terroristes du PKK seraient bombardées et condamnées. Les armes déposées par les terroristes seront enregistrées avant d'être détruites. Parallèlement au calendrier de désarmement, diverses réformes législatives seront également mises en œuvre. Voici les détails...
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Dans le cadre du nouveau processus d'ouverture, dont le leader du MHP Devlet Bahçeli est l'architecte et que le gouvernement a baptisé « Turquie sans terrorisme », un groupe de terroristes du PKK a déposé les armes lors d'une « cérémonie » symbolique.
Alors que les débats sur la transparence du processus se poursuivent au sein de l'opinion publique, la question de savoir ce qui se passera lors de la prochaine étape reste au centre des préoccupations.
Selon les informations rapportées par Besti Karalar d'Ekonomim, le dépôt des armes par l'organisation terroriste PKK se poursuivra région par région. Il a été appris que les grottes utilisées comme lieux de vie par les terroristes seront identifiées, puis détruites et leurs entrées condamnées.
DÉBUT PAR METINA ET HAKURK
Dans un premier temps, l'application débutera dans les régions de Metina et Hakurk, situées à 30-35 kilomètres de la frontière turque. Les terroristes cachés dans les grottes de ces zones déposeront leurs armes.
QUE DEVIENDRONT LES ARMES DÉPOSÉES PAR LES TERRORISTES ?
Après la remise des armes, les Forces armées turques (TSK) les enregistreront et les détruiront directement. Elles ne seront pas réutilisées. Il est estimé que les armes lourdes de fabrication américaine ne sont plus entre les mains de l'organisation et ont probablement été récupérées. Bien que le processus soit comparé à celui du désarmement de l'IRA par le Royaume-Uni, il est souligné que les conditions ici sont plus complexes et différentes. Dans le cas de l'IRA, le désarmement a duré 7 à 8 ans et le nombre de personnes concernées était limité. Dans le cas du PKK, il existe un grand nombre d'armes de haute capacité, ce qui conduit à discuter de méthodes différentes.
Avec le retrait des terroristes des grottes vers les zones rurales, les espaces qu'ils occupaient seront évacués. Les grottes identifiées seront détruites et rendues inutilisables.
Le nettoyage commencera d'abord dans les régions de Haftanin, Hakurk et Metina. On sait que des groupes de 500 à 1 000 personnes vivent dans ces grottes. Ces structures seront évacuées, les terroristes se déplaceront vers les zones rurales et les armes seront remises aux forces de sécurité.
DEUXIÈME ÉTAPE : LA RÉGION DE GARA
La deuxième ligne d'action sera Gara. On estime qu'il y a environ 128 villages dans cette région. Une fois les activités terminées dans la zone, un ratissage détaillé sera effectué à l'intérieur, puis les grottes seront bombardées, leurs entrées condamnées et scellées de manière permanente.
TROISIÈME ÉTAPE : LA LIGNE DE KANDIL
La troisième étape concernera Kandil. À Kandil, qui abrite à la fois des camps et des villages, le droit de se réinsérer dans la société sera accordé aux membres de l'organisation terroriste n'ayant pas commis de crimes. Le retour de ces personnes en Turquie sera également possible.
Le processus de dépôt des armes sera vérifié sur la base des informations recueillies sur le terrain. Il sera essentiel que les personnes se rendant n'aient pas été impliquées dans des crimes. Après cette étape, le processus de réforme législative débutera.
PRÉPARATION DU CADRE LÉGAL AU PARLEMENT
Pendant que le processus de dépôt des armes se poursuit, une commission spéciale qui sera créée au sein de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) entamera les travaux de réforme législative sur le sujet.
LES CADRES DIRIGEANTS VONT-ILS RETOURNER EN TURQUIE ?
Le retour des cadres dirigeants de l'organisation terroriste en Turquie n'est pas à l'ordre du jour. Cependant, les personnes faisant partie des échelons inférieurs, qui ne sont pas membres directs de l'organisation, qui ont reçu une formation mais n'ont pas commis de crimes, pourront retourner en Turquie. Les membres de l'organisation seront exclus de ce cadre.
AJOUT D'ARTICLES TRANSITOIRES AU CODE PÉNAL TURC (TCK)
Dans le cadre des réformes législatives, de nouvelles définitions seront incluses dans le Code pénal turc par le biais d'articles transitoires. Un cadre spécial sera créé pour couvrir les organisations qui déposent les armes et se dissolvent. Ce cadre sera préparé de manière à ne pas créer de vulnérabilité dans la lutte contre le terrorisme, en tenant compte des menaces persistantes d'organisations terroristes telles que Daech, le DHKP-C et le FETÖ.
SYSTÈME EN TROIS ÉTAPES : DISSOLUTION, SURVEILLANCE, VÉRIFICATION
Le processus fonctionnera selon les étapes de dissolution de l'organisation, de surveillance de la situation sur le terrain et de vérification.
Une définition juridique différente des lois actuelles sur le repentir effectif sera créée. Il sera impératif que la déclaration de dépôt des armes soit vérifiée sur le terrain.
Ce n'est qu'une fois ces conditions remplies que les personnes concernées pourront bénéficier des mesures.
Des dispositions seront intégrées à la fois dans les lois pénales et dans les lois sur l'exécution des peines.
6 000 MEMBRES DU PKK DANS LES PRISONS
Il est indiqué qu'il y a actuellement environ 6 000 terroristes du PKK dans les prisons.
ILS SERONT JUGÉS POUR LES CRIMES COMMIS, PAS POUR APPARTENANCE À UNE ORGANISATION TERRORISTE
Parmi ceux qui retourneront en Turquie, ceux qui ont participé à des actions seront jugés non pas pour appartenance à une organisation terroriste, mais pour les crimes qu'ils ont commis. Pour ceux qui n'ont pas été impliqués dans des crimes, des projets de réhabilitation et d'intégration sociale seront mis en œuvre.
À ce stade, plusieurs ministères seront mobilisés. Grâce à des formations et des cours d'apprentissage professionnel, l'intégration de ces personnes dans la société sera assurée.