Le FETÖ en quête d'une restructuration en Turquie... De nouvelles instructions transmises : l'organisation est dirigée par le « Conseil des Hautes Instances »
Il a été révélé que, malgré l'intensification des opérations récentes, le FETÖ a envoyé de nouvelles instructions à ses partisans en Turquie. Dans ces directives, transmises par l'intermédiaire du journaliste en fuite Ekrem Dumanlı, il est demandé aux membres de l'organisation de continuer à infiltrer divers groupes politiques et religieux. Voici les détails...
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Récemment, les opérations visant la structure du FETÖ en Turquie se sont intensifiées. Lors des opérations menées dans 64 provinces les 30 avril, 6 et 16 mai, un total de 478 personnes ont été placées en garde à vue.
Ces opérations ont mis en lumière les efforts de restructuration de l'organisation.
L'écrivain islamiste İsmail Nacar a affirmé que le FETÖ ne s'est pas dissous après la mort de son chef Fetullah Gülen et qu'il est désormais dirigé par une structure appelée le « Conseil des Hautes Instances » (Yüceler Şurası).
La présidence de ce conseil est assurée par l'« Imam de Turquie » Mustafa Özcan, et l'organisation transmet ses nouvelles instructions par le biais de l'« Imam des médias » Ekrem Dumanlı.
DE NOUVELLES INSTRUCTIONS TRANSMISES
Dans les instructions envoyées, le président Recep Tayyip Erdoğan est comparé au « Pharaon Amenhotep », et il est rappelé aux membres de l'organisation de ne pas oublier le principe selon lequel « la guerre est une ruse ».
Dans ce cadre, il leur a été ordonné de se positionner au sein de divers partis et communautés en adoptant différentes croyances.
Selon les informations rapportées par Cumhuriyet, il est avancé que l'organisation aurait donné les consignes suivantes : « Au sein du Bon Parti (İYİ Parti), continuez à dire que l'Alliance populaire négocie avec le groupe terroriste PKK. Au sein du parti DEM, dites que le MHP est l'État profond du pouvoir et que les promesses faites à huis clos dans le processus d'une Turquie sans terrorisme ne seront pas tenues. Dans l'entourage d'Abdullah Gül (ancien président) et de Bülent Arınç (ancien président de la Grande Assemblée nationale de Turquie), il faut dire : "Lors des opérations du 17-25 décembre, ils ont confondu le bon grain avec l'ivraie. Nous nous sommes mis à dos une grande partie de la population pieuse". »