İYİ Parti : « 30 milliards de livres turques devraient être ajoutés au budget pour le renvoi des Syriens »
L'İYİ Parti a soumis une question écrite à la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) demandant l'ajout de 30 milliards de TL au budget pour le rapatriement des réfugiés syriens. La proposition a été rejetée par les votes de l'AKP et du MHP.
12punto
La proposition déposée par l'İYİ Parti visant à ajouter 30 milliards de TL au budget pour le rapatriement des réfugiés syriens a été rejetée par les votes de l'AKP et du MHP.
L'İYİ Parti avait soumis un amendement à l'article 5 du projet de budget, demandant l'ajout de 30 milliards de TL « pour la construction de 20 centres de rétention d'une capacité de 10 000 personnes chacun, destinés au renvoi des réfugiés syriens sous protection temporaire ». La proposition a été rejetée par les partenaires de l'Alliance populaire (Cumhur İttifakı).
La justification de la proposition contenait les déclarations suivantes :
« Depuis le début de la guerre civile syrienne, la Turquie est devenue en 2015 le pays accueillant le plus grand nombre de réfugiés et de migrants clandestins au monde. Le nombre de migrants clandestins et de réfugiés en Turquie est supérieur à la population de 97 pays dans le monde. Selon les données de la Direction de la gestion des migrations, au 1er août 2024, il y avait 3 103 606 Syriens sous statut de protection temporaire en Turquie. De plus, ces données ne sont pas réalistes. En effet, rien que le nombre de bébés nés en Turquie au cours des 10 dernières années dépasse le million. L'İYİ Parti estime qu'il y a plus de 5 millions de réfugiés syriens en Turquie. Selon les données de l'Université Hacettepe, le taux de natalité des réfugiés syriens est de 5,3 %, contre seulement 1,6 % pour les citoyens turcs. Dans 10 ans, le nombre de réfugiés syriens de nationalité syrienne dépassera à lui seul les 20 millions.
La Turquie est confrontée à une menace existentielle. Dans le cadre de la doctrine migratoire et du plan d'action stratégique de notre parti, il est prévu que les procédures d'expulsion des migrants clandestins soient achevées en un an, et le retour de ceux sous statut de protection temporaire en trois ans, quelles que soient les circonstances. Comme mentionné dans notre plan d'action, l'évacuation des provinces centrales en fonction de la densité déterminée et la construction de 20 centres de rétention d'une capacité de 10 000 personnes chacun dans ces provinces, ainsi que la mise en œuvre des plans nécessaires au retour, apparaissent comme les mesures les plus importantes. »