Kemal Okuyan : La position d'Erdoğan s'est renforcée, le CHP ne se comporte pas comme un candidat au pouvoir

Le secrétaire général du TKP, Kemal Okuyan, a évalué les politiques de l'AKP en Syrie et les stratégies d'Erdoğan en matière de relations extérieures dans l'émission « Komünist Bakış » (Regard communiste). Okuyan a également formulé des commentaires importants sur la candidature du CHP au pouvoir, soulignant qu'aucun changement ne peut être réalisé en Turquie sans lutter contre l'Occident et le sionisme.

12punto

Le secrétaire général du TKP, Kemal Okuyan, a abordé les sujets d'actualité dans l'émission « Komünist Bakış » diffusée sur YouTube.

Dans l'émission, en réponse à la question du rédacteur en chef de 12punto, Mustafa Büyüksipahi, concernant les événements en Syrie : « Ce qui se passe a-t-il servi de bouée de sauvetage à l'AKP ? », le secrétaire général du TKP, Kemal Okuyan, a répondu :

« Les soutiens actuels d'Erdoğan au sein du système, l'Occident, l'OTAN, les États-Unis et le capital turc, ont largement résolu leurs problèmes avec lui.

Par le biais des politiques économiques, avec Mehmet Şimşek, mais aussi par les politiques en Syrie et en Ukraine. Il a intensifié sa coopération avec l'OTAN ces derniers temps. Je ne pense pas qu'ils vont se lancer dans une nouvelle recherche. De toute façon, le CHP ne se comporte pas comme un parti candidat au pouvoir. Erdoğan y est pour quelque chose. Erdoğan a semé la discorde au sein du CHP et il a bien réussi son coup. Le CHP y est aussi ouvert. C'est pourquoi il y a un débat sur qui sera le candidat à la présidence. 'Mansur Yavaş ou Ekrem İmamoğlu ?' etc... Je commence à croire que ce débat perd lui aussi de son importance. Ne parlons pas trop vite, il reste du temps, mais à l'heure actuelle, la position d'Erdoğan s'est considérablement renforcée. Il n'y a pas non plus cette idée que la société réfléchit toujours avec raison. On regarde les choses en surface. Il avait fait un pari avec Assad. Maintenant, Davutoğlu est apparu et a dit : 'Nous irons aussi prier à la mosquée des Omeyyades'... Mais avant eux, qui y est allé prier ? La personne qui figure sur la liste des organisations terroristes y est allée. À la place de Davutoğlu, j'aurais honte de prononcer cette phrase. Nous irons aussi prier, vous y irez une semaine plus tard. Ils ne vous ont pas laissé prier là-bas. À ma place, j'aurais honte, mais voilà, le sentiment de honte n'existe pas. Jusqu'à hier, il critiquait Erdoğan. Maintenant, il est réapparu.

La position d'Erdoğan s'est renforcée, bien sûr, le problème est désormais en arrière-plan. Ce ne sont pas les individus qui comptent. Si vous êtes mécontent de l'AKP en Turquie, vous devez vous battre contre l'impérialisme, vous devez vous battre contre le sionisme. Vous devez mener le combat pour la laïcité. Vous devez mener la lutte des classes. Sans faire tout cela, je vais pousser le régime du palais, je vais le changer, le régime de l'homme seul, etc... Une telle vie n'existe pas. Surtout dans un monde comme celui-ci, une telle vie n'existe pas. Alors que la situation est si confuse... La conception de la démocratie de l'Occident s'est réduite au HTS. Le monde occidental nous arrive comme ça. Il arrive avec le HTS. Il arrive avec le sionisme, il arrive avec le sang... Et vous, vous parlez encore de démocratie de type occidental, vous essayez de faire de l'opposition avec ça. »