L'armée israélienne impose la censure aux journalistes couvrant la guerre à Gaza

Dans une lettre adressée aux journalistes, l'Unité de censure militaire israélienne a annoncé l'interdiction de publier des informations sur divers sujets, notamment la situation des otages détenus à Gaza, les développements militaires et l'état opérationnel de l'armée israélienne.

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L'armée israélienne a imposé diverses restrictions sur les reportages concernant la guerre à Gaza, exigeant que toutes les informations et images relatives au déroulement de la guerre et aux activités de l'armée soient soumises à sa «unité de censure» avant toute publication.

Dans une lettre envoyée à la presse, l'Unité de censure militaire, rattachée à la Direction du renseignement militaire de l'armée israélienne, a déclaré : "Nous tenons à vous encourager à soumettre tout matériel relatif aux activités de l'armée israélienne et des forces de sécurité israéliennes à l'unité de censure avant publication."

'INTERDIT, INTERDIT, INTERDIT...'

La lettre contient une liste de sujets "dont la publication n'est pas autorisée et qui doivent obligatoirement être soumis à la Censure militaire avant toute diffusion", tels que la situation des otages détenus à Gaza, les développements militaires et l'état opérationnel de l'armée israélienne.

Les 8 points de la liste sont les suivants :

1- Otages : Détails personnels ; toutes les fonctions qu'ils occupent, leur état de santé, la situation des négociations israéliennes et tous les détails concernant les pourparlers menés pour la libération des otages.

2- Détails opérationnels : Ordre de bataille et zones de rassemblement des forces de sécurité, mouvements des troupes, plans opérationnels et opérations secrètes.

Il est interdit de rapporter des informations sur les points faibles de l'armée israélienne, y compris le déploiement, l'emplacement et les capacités du système Dôme de fer et d'autres systèmes de défense aérienne et antimissile. Il est également interdit de publier des photos ou des vidéos susceptibles de révéler l'organisation et l'étendue des forces israéliennes.

3- Renseignement : Tout type de renseignement concernant les intentions et les capacités de l'ennemi.

4- Systèmes d'armes : Détails sur les systèmes d'armes utilisés par l'armée israélienne, équipements appartenant à l'armée israélienne tombés entre les mains de l'ennemi (même si votre information provient de sources ennemies).

5- Attaques à la roquette : Il est interdit de rapporter des attaques à la roquette frappant des cibles d'infrastructures stratégiques telles que les centrales électriques, les infrastructures de gaz et d'eau, les dépôts de transport, les bases militaires et de défense, les usines et autres zones sensibles.

6- Cyberattaques : Il est interdit de rapporter des attaques visant les institutions de sécurité, fédérales et nationales. Il est également interdit de rapporter des cyberattaques menées par Israël contre l'ennemi.

7- Visites de hauts responsables : Il est interdit de rapporter la présence du Premier ministre, du ministre de la Défense, du chef d'état-major, des ministres, des membres du Parlement et d'autres hauts responsables dans les zones de guerre lors de leurs visites.

8- Cabinet de sécurité : Tout type d'information concernant les détails et les informations sur les réunions du cabinet doit être soumis à la Censure militaire avant publication.

Dans la lettre, il est demandé aux organes de presse d'informer leurs employés du contenu de ladite lettre.

- Situation actuelle des attaques israéliennes sur Gaza

La branche armée du Hamas, les Brigades Izz al-Din al-Qassam, a lancé une attaque globale contre Israël le matin du 7 octobre, baptisée "Déluge d'Al-Aqsa".

L'armée israélienne a également commencé à attaquer la bande de Gaza avec des dizaines d'avions de combat.

Il a été rapporté que 1 400 Israéliens, dont 309 soldats, ont été tués et 5 132 Israéliens ont été blessés lors des attaques menées depuis Gaza.

Le ministère palestinien de la Santé à Gaza a annoncé que les attaques israéliennes sur Gaza ont tué 7 028 personnes, dont 2 913 enfants, 1 709 femmes et 397 personnes âgées, et ont fait 18 484 blessés.