L'« interdiction de Saraçhane » d'Ümit Özdağ provoque une démission au sein du Parti de la Victoire : « On devient kémaliste par l'action »
Le Parti de la Victoire (Zafer Partisi) a décidé de ne pas participer au rassemblement prévu ce soir à 20h30. Bartu Soral, membre du parti, a réagi à cette décision en annonçant sa démission : « Malheureusement, on ne devient pas kémaliste par les mots... On le devient par l'action. »
12punto
Le CHP organisera ce soir à Saraçhane un grand rassemblement intitulé « 100 KARASI » (La honte du centenaire), à l'occasion du 100e jour de détention de son candidat à la présidence et maire d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu.
Le Parti de la Victoire a décidé de ne pas participer au rassemblement qui se tiendra à 20h30 avec la participation du président du CHP, Özgür Özel.
Dans une note envoyée par le siège du parti aux responsables locaux, il est indiqué : « Personne des organisations du Parti de la Victoire ne participera à l'événement du CHP qui aura lieu aujourd'hui à Saraçhane. »
Interrogé par İsmail Saymaz de Halktv sur les raisons de cette décision, le président du Parti de la Victoire, Ümit Özdağ, a fait la déclaration suivante :
« J'ai demandé à l'organisation de ne pas participer au rassemblement en raison du risque que les provocations et les réactions suscitées par la caricature inappropriée publiée dans LeMan ne se déplacent à Saraçhane. De plus, il s'agit d'un rassemblement du CHP, pas du nôtre. »
L'INTERDICTION DE SARAÇHANE PROVOQUE UNE DÉMISSION
Suite à cette décision du parti, Bartu Soral, membre du Parti de la Victoire, a déclaré qu'il serait présent à Saraçhane ce soir, affirmant que « les belles paroles ne font pas avancer le navire ».
Après cette déclaration, Bartu Soral a publié un nouveau message sur son compte de réseau social pour annoncer sa démission du parti.
Déclarant que « malheureusement, on ne devient pas kémaliste par les mots... On le devient par l'action », Bartu Soral a inclus les propos suivants dans son message :
« À L'OPINION PUBLIQUE : À une époque où nos droits constitutionnels et légaux sont totalement suspendus et où ceux qui s'opposent au pouvoir sont traités comme des citoyens de seconde zone, la tâche la plus importante et la seule était de sortir M. Ümit Özdağ des griffes de l'illégalité ; nous avons tous fait des efforts pour cela.
Les difficultés économiques, sociales et juridiques auxquelles la Turquie est confrontée sous le gouvernement de l'AKP au cours des 23 dernières années sont évidentes... nous faisons constamment ces constats. Cependant, faire des constats ne suffit pas ; nous devons également trouver des solutions et les présenter à la nation. Pour redresser cette destruction et achever la révolution d'Atatürk, il faut « une équipe fondatrice, presque comme en 1923 ». D'ailleurs, dans mon message sur X daté du 21 mai, que je cite ci-dessous, j'ai abordé ce sujet en ces termes : « (...) je pense que la tendance qui domine le parti, tant en termes d'atteinte aux cadres kémalistes, éclairés et intellectuels de la société pour créer une synergie sociale, qu'en termes de vision idéologique et de comportement, est insuffisante pour répondre aux besoins d'aujourd'hui. » Je crois que dans l'équipe que je définis comme « équipe fondatrice », il devrait y avoir des noms comme Türker Ertürk, Ümit Kocasakal, Adnan İslamoğulları, Ahmet Yavuz, Servet Avcı et d'autres noms kémalistes, compétents et expérimentés qui ont une résonance dans l'opinion publique. Je crois que le Parti de la Victoire doit se transformer en un parti de cadres géré par une intelligence collective.
Pour un parti qui vise le pouvoir et qui peut faire face au chaos régional et national actuel, je considère qu'une telle équipe qualifiée et une gestion par l'intelligence collective sont indispensables. Bien sûr, ces noms ne peuvent être convaincus par un appel du type « venons faire de la politique ensemble », mais par un engagement envers une intelligence collective et une gestion commune. C'est d'ailleurs l'essence même d'un parti de cadres. Cependant, les commentaires et les préférences de M. Ümit Özdağ en tant que président général sur cette question ont toujours été différents des miens. Je constate qu'après sa détention illégale, il reste sur la même position concernant les cadres, l'institutionnalisation et l'ouverture vers le camp kémaliste. Bien sûr, il a peut-être aussi décidé de changer sa façon de faire de la politique pendant le processus difficile de sa détention illégale. Ce sont évidemment ses propres choix. Il est le président du parti, nous respecterons ses préférences. Cependant, le kémalisme, c'est la révolution. C'est la protection de la structure unitaire, c'est le nationalisme, c'est l'étatisme, c'est le populisme, c'est le mérite, c'est la science, c'est le droit, c'est la lutte.
La République de Turquie a besoin du kémalisme comme de l'eau et de l'air dans ce processus qu'elle traverse. Malheureusement, on ne devient pas kémaliste par les mots... On le devient par l'action... Rester là où l'on ne croit pas que les problèmes du pays puissent être résolus, uniquement pour des objectifs de carrière politique, ne serait pas une attitude sincère ni envers le président général, ni envers les citoyens qui nous font confiance, ni envers moi-même. Au contraire, ce serait tromper tout le monde. Ce n'est pas conforme à ma structure. Je présente mes vœux de succès, mon affection et mon respect à toutes les organisations, aux membres et aux bénévoles du Parti de la Victoire, ainsi qu'à M. Ümit Özdağ. »
KAMUOYUNA
— H. Bartu Soral (@BartuSoral) July 1, 2025
Anayasal ve yasal haklarımızın tamamen askıya alındığı, muhalif olanlara zenci muamelesi yapıldığı bir dönemde Sayın Ümit Özdağ’ı hukuksuzluğun pençesinden almak en önemli ve tek görevdi; bunun için hep beraber gayret gösterdik.
Türkiye’nin son 23 yılda AKP iktidarı… https://t.co/Rcm6GATjXS