L'Iran et la Turquie font une déclaration commune : « Nous ne voulons pas que cela se transforme en guerre »

Le ministre des Affaires étrangères Fidan et le ministre iranien des Affaires étrangères Abdollahian s'expriment lors d'une conférence de presse commune.

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Le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan s'exprime lors d'une conférence de presse commune à l'issue de son entretien avec le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian.

« C'EST UNE VIOLATION FLAGRANTE DU DROIT INTERNATIONAL »

Dans sa déclaration, le ministre Fidan a notamment souligné les points suivants :

La tragédie à Gaza était notre principal point à l'ordre du jour. Le siège illégal qui prive nos frères palestiniens à Gaza des droits les plus fondamentaux se poursuit malheureusement. Des personnes dont les maisons ont été rasées sont massacrées brutalement et ouvertement sous les yeux du monde entier. Des camps de réfugiés, des écoles, des lieux de culte et même des hôpitaux sont malheureusement pris pour cible. Des populations sont déplacées de force de leurs terres.

« IL NE PEUT Y AVOIR DE DEUX POIDS, DEUX MESURES ENTRE L'UKRAINE ET LA PALESTINE »

En tant que Turquie, nous avons toujours exprimé sur toutes les plateformes que nous n'approuvons en aucun cas les attaques ciblant des civils innocents, quel qu'en soit l'auteur ou l'objectif. Depuis le 7 octobre, nous menons un intense trafic diplomatique avec les parties concernées, y compris les pays occidentaux. Nous fondons notre action sur le principe d'agir de manière juste et équitable dans chaque dossier. Il ne peut y avoir de deux poids, deux mesures entre l'Ukraine et la Palestine. Si nous voulons un monde juste, nous devons toujours agir de manière cohérente et fondée sur des principes.

L'INSISTANCE SUR UNE CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE PAIX

Nous pensons qu'une Conférence internationale de paix serait la plateforme la plus appropriée pour cette entreprise. En tant que Turquie, nous sommes déterminés à faire notre part, en coordination avec nos amis, pour parvenir d'abord à un cessez-le-feu, puis à l'instauration d'une paix durable. Nous sommes également prêts à assumer nos responsabilités en tant que garants lors de la phase de mise en œuvre d'un éventuel accord. L'objectif de tous ces efforts est l'établissement d'un État palestinien souverain, doté d'une intégrité géographique, sur la base des frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale. Pour la Palestine comme pour Israël, le chemin vers la paix passe par une solution à deux États.

LE PRIX SERA LOURD

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abdollahian a, quant à lui, attiré l'attention sur les points suivants :

Je remercie la Turquie pour son soutien contre le déplacement de la population de Gaza et pour ses efforts dans l'acheminement de l'aide humanitaire. Si la guerre n'est pas arrêtée, la responsabilité d'une perte de contrôle de la situation dans la région incombe aux États-Unis, à Israël et à ceux qui soutiennent les crimes de guerre. Le régime sioniste continue de tuer des femmes, des enfants et des civils à Gaza, en se livrant notamment à un génocide et à des crimes de guerre. Si les attaques contre les femmes et les enfants se poursuivent à Gaza, les conséquences seront très lourdes et ceux qui les soutiennent en paieront le prix fort.