La Cour constitutionnelle limite les pouvoirs de la présidence
La Cour constitutionnelle a annulé certains pouvoirs accordés à la présidence. La Cour a jugé que la fixation par le président des rémunérations des enseignants étrangers travaillant dans les écoles professionnelles de sous-officiers était contraire au principe de « non-délégation du pouvoir législatif ».
12punto
La Cour constitutionnelle (AYM) a annulé certaines dispositions de la « Loi portant modification de la loi sur le personnel des forces armées turques et de certaines autres lois », les jugeant inconstitutionnelles. Les décisions ont été publiées dans l'édition d'hier du Journal officiel et entreront en vigueur dans 9 mois.
LES MONTANTS DES ALLOCATIONS NE SERONT PAS FIXÉS PAR LA PRÉSIDENCE
Certains articles de la loi, examinés suite à une requête déposée par des députés du CHP en 2021, ont fait l'objet d'une décision en octobre 2024. La Cour constitutionnelle a annulé certains pouvoirs accordés à l'exécutif, au motif qu'ils contrevenaient au principe de « non-délégation du pouvoir législatif ».
Selon les informations d'Aytunç Ürkmez pour Cumhuriyet, la Haute Cour a annulé la disposition permettant au président de fixer le montant des rémunérations des enseignants étrangers travaillant dans les écoles professionnelles de sous-officiers, au motif que ce pouvoir était délégué directement à l'exécutif sans que les principes fondamentaux ne soient définis par la loi. La décision souligne que cette situation est contraire au principe de « non-délégation du pouvoir législatif » inscrit à l'article 7 de la Constitution. Les membres Yılmaz Akçil, Ömer Çınar et Metin Kıratlı ont voté contre cette décision.
La Cour a également jugé que le pouvoir accordé au ministère de la Défense nationale de « désigner le commandant de garnison dans des situations exceptionnelles » était illimité et dépourvu de cadre légal défini. La Cour constitutionnelle a annulé cette disposition, estimant que les limites de ce pouvoir n'étaient pas clairement définies dans la loi.