La décision sur le transfert des droits de construction adoptée par la Grande Assemblée nationale de Turquie

La proposition de loi portant modification de la loi sur les villages et de certaines autres lois a été adoptée par l'Assemblée générale de la Grande Assemblée nationale de Turquie et est entrée en vigueur.

İHA

Avec la proposition adoptée par l'Assemblée générale de la Grande Assemblée nationale de Turquie, le délai accordé aux personnes nécessiteuses résidant dans un village et inscrites au registre de la population du village, qui n'ont pas construit de bâtiment sur les biens immobiliers qui leur ont été vendus pour diverses raisons ou qui n'ont pas payé leurs mensualités, sera prolongé jusqu'au 31.12.2028.

Grâce à une modification de l'article 18 de la loi sur les bidonvilles, les autorités compétentes pour prendre une décision de démolition, les délais et les modalités de notification aux personnes concernées, ainsi que le délai et la procédure d'exécution de la démolition après notification, sont désormais réglementés, offrant ainsi la possibilité de contester l'acte administratif devant les tribunaux.

Le transfert des droits de construction est défini comme « le processus consistant à transférer, par décision de plan d'urbanisme, le droit de construire non utilisé, calculé sur la base du coefficient d'occupation des sols, vers une ou plusieurs autres parcelles, dans les cas où le droit de construire sur une propriété privée ne peut être accordé parce que tout ou partie de la parcelle se trouve dans des zones de services publics, dans des secteurs où un plan d'urbanisme à l'échelle 1/1000 est en vigueur et où un remembrement foncier a été effectué ou n'est pas réalisable ».

L'objectif du transfert des droits de construction est de permettre l'acquisition de zones de services publics par le domaine public sans charge financière pour l'État, de lever les restrictions pesant sur les propriétés des citoyens et de prévenir les recours en justice pour expropriation de fait.

Les parts de contribution à l'aménagement seront constituées de zones destinées aux besoins de la région tels que routes, places, parcs, parkings, aires de jeux pour enfants, espaces verts, lieux de culte, postes de police, établissements d'enseignement relevant du ministère de l'Éducation nationale, crèches et garderies publiques, marchés, terrains de sport de quartier, stations et arrêts de transports en commun, établissements de santé relevant du ministère de la Santé, routes à accès contrôlé (hors autoroutes), voies navigables, terrains de sport desservant l'ensemble de la région, zones de services municipaux, zones d'équipements sociaux et culturels, infrastructures techniques et zones de transformateurs prévues pour le service public, zones à boiser ne faisant pas l'objet de constructions privées, parcelles réservées aux zones de loisirs et aires de pique-nique, zones d'institutions officielles, autres zones de services publics prévues par le plan d'urbanisme, et zones de gares routières ; ces espaces ne pourront être utilisés à d'autres fins que celles liées à ces services.

UNE RÉDUCTION DE 10 % SERA APPLIQUÉE

À la demande de tous les propriétaires immobiliers, 90 % de la plus-value générée par un changement de fonction à l'échelle de la parcelle ou par une modification du plan d'urbanisme à l'échelle de l'îlot, ainsi que la différence de valeur résultant de l'annulation par les tribunaux de modifications du plan d'urbanisme entre l'ancien plan et le nouveau plan proposé, seront perçus sous forme de taxe sur la plus-value. Cette taxe pourra être payée au comptant ou en plusieurs fois. En cas de paiement comptant, une réduction de 10 % sera appliquée, à condition que le paiement soit effectué au plus tard un mois après la date de liquidation.

LES CENTRALES SOLAIRES ET ÉOLIENNES EXCLUES DU CHAMP D'APPLICATION DE LA LOI

La loi prévoit également une réglementation concernant la conclusion des contrats de services de contrôle technique de la construction et la désignation des entreprises de contrôle. Les centrales solaires et les centrales éoliennes seront exclues du champ d'application de la loi. Par ailleurs, pour les constructions dont la surface de construction servant de base au contrat de service de contrôle technique est inférieure à 500 mètres carrés, le contrat pourra être conclu entre le propriétaire et l'organisme de contrôle choisi par ce dernier. Pour les autres contrats de service, le contrat pourra être conclu entre le propriétaire et l'un des deux organismes de contrôle technique au maximum, désignés simultanément par voie électronique selon les procédures et principes publiés par le ministère, en tenant compte du nombre d'organismes de contrôle technique actifs dans la province pour cette construction.