La fin du plafonnement des loyers à 25 % aura-t-elle un impact sur les litiges en cours ?

Le plafonnement de l'augmentation des loyers prend fin à partir du 1er juillet. Les procédures de fixation de loyer engagées avant le 1er juillet ne seront pas affectées par cette situation. Dans le cadre de ces procédures, les loyers seront déterminés en fonction des références du marché local, sans lien avec la levée du plafonnement.

İHA

Le Code turc des obligations avait instauré, via un article transitoire ajouté le 8 juin 2022, un plafonnement de 25 % pour l'augmentation des loyers résidentiels.

Cette mesure prendra fin le 1er juillet 2024 et les augmentations de loyer seront calculées sur la base des taux de l'IPC (indice des prix à la consommation) des 12 derniers mois. Les procédures de fixation de loyer engagées par les propriétaires avant le 1er juillet ne seront pas affectées par ce changement.

L'avocat et médiateur Dr Umut Metin a déclaré que la levée du plafonnement de 25 % n'aurait aucune incidence sur les dossiers de fixation de loyer ouverts avant le 1er juillet.

M. Metin a précisé : « Les litiges en cours concernant la fixation des loyers n'ont aucun lien avec la fin du plafonnement à 25 %. Dans les dossiers actuels, les loyers seront déterminés en fonction des références du marché local. »

S'exprimant sur la fin du plafonnement des loyers à 25 %, l'avocat et médiateur Umut Metin a ajouté : « Les procédures de fixation de loyer en cours n'ont aucun lien avec la réglementation des 25 %. Il avait été annoncé que ce plafonnement prendrait fin après le 1er juillet. Dans la nouvelle période, les augmentations seront effectuées selon les taux de l'IPC. Il ne faut pas croire que les propriétaires pourront appliquer le taux de leur choix. Pour les contrats de location renouvelés après le 1er juillet, le taux d'augmentation sera basé sur les chiffres de l'IPC des 12 derniers mois. Si une augmentation de 25 % a été appliquée au cours des deux dernières années, il n'est pas possible d'ajouter les écarts de ces deux années aux chiffres de l'IPC pour la nouvelle période. »

« LES NOUVEAUX CONTRATS DE LOCATION SONT ÉTABLIS SUR LA BASE DE LA MOYENNE DE L'IPC DES 12 DERNIERS MOIS AU MAXIMUM »

Indiquant que les taux d'augmentation des loyers ne peuvent pas dépasser la moyenne de l'inflation des 12 derniers mois, M. Metin a déclaré : « Les nouveaux contrats de location sont établis sur la base de la moyenne de l'IPC des 12 derniers mois au maximum. Il est possible que des taux d'augmentation différents aient été convenus dans les contrats. Dans de tels cas, si le taux prévu au contrat est inférieur à l'IPC, c'est le taux contractuel qui s'applique. Si le taux prévu au contrat dépasse l'IPC, ce sont les taux de l'IPC qui prévalent. »

« LA DIFFÉRENCE DE LOYER RÉTROACTIVE EST PAYÉE AU PROPRIÉTAIRE »

M. Metin a expliqué que, dans les procédures de fixation de loyer, la différence rétroactive du montant du loyer fixé par le juge devra être versée par le locataire au propriétaire.

M. Metin a conclu : « Les procédures de fixation de loyer peuvent être longues. Ces procédures consistent en la détermination par le juge du prix du bien immobilier en fonction des références du marché. Si les parties ne sont pas parvenues à un accord avec un médiateur avant le procès, la décision du juge est attendue durant la procédure judiciaire. Si le loyer était bas durant la procédure et que le juge fixe un loyer plus élevé, le locataire est tenu de payer la différence rétroactivement. Quelle que soit la durée du procès, la différence entre le loyer fixé par le juge et le loyer payé avant le procès doit être versée par le locataire, sans intérêts. Faire preuve d'empathie pour résoudre les problèmes avant d'aller en justice est une opportunité pour notre société. La médiation rend ces opportunités possibles et sert la paix sociale. »