La Grèce porte plainte contre la Turquie auprès de l'UE : allégations de violation

La Grèce a déposé une plainte contre la Turquie auprès de l'Union européenne (UE), affirmant que des bateaux de pêche turcs « violent le droit maritime international » en Méditerranée orientale et en mer Égée.

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Le ministre grec de la Marine, Vasilis Kikilias, lors d'une rencontre à Athènes avec le commissaire européen à la Pêche et aux Océans, Costas Kadis, a allégué que les pêcheurs turcs se livraient à des « activités de pêche illégales » et « remettaient en question les droits souverains de la Grèce ».

M. Kikilias a déclaré : « J'ai fait part au commissaire des activités de pêche illégales de nos voisins turcs, de leur non-respect du droit maritime et de leurs comportements provocateurs qui remettent en cause nos droits souverains. Nous demandons à l'Union européenne d'intervenir. Les frontières maritimes de la Grèce sont également les frontières de l'Europe. »

RÉACTION DE LA TURQUIE : NUL ET NON AVENU

Alors qu'Athènes a déclaré certaines zones de la mer Égée comme zones de pêche restreintes, Ankara a vivement réagi à cette mesure.

Le ministère des Affaires étrangères, dans une déclaration publiée le mois dernier, a réagi aux cartes et aux réglementations de pêche figurant sur le site Internet de la Direction du contrôle des pêches de Grèce, affirmant que ces cartes violaient les zones de juridiction maritime de la Turquie en mer Égée et en Méditerranée orientale et n'étaient pas conformes au droit international.

La déclaration contenait les termes suivants : "Les restrictions illégales imposées par la Grèce aux activités de pêche dans des zones maritimes et des eaux internationales où elle n'exerce aucune juridiction, au-delà de ses eaux territoriales de 6 milles marins, sont également nulles et non avenues pour la Turquie.

La Turquie n'acceptera aucune mesure unilatérale et illégale susceptible d'être imposée aux activités légitimes des pêcheurs turcs, fondées sur le droit international et les droits historiques.

Dans cet esprit, nous rappelons que la Turquie maintient sa position selon laquelle, dans le cadre de la Déclaration d'Athènes sur les relations amicales et le bon voisinage du 7 décembre 2023, une approche sincère et globale doit être adoptée pour résoudre les problèmes sur la base du droit international, de l'équité et du bon voisinage."