La mort d'ouvriers forestiers portée devant la Grande Assemblée nationale de Turquie
Le député CHP de Kars, İnan Akgün Alp, a adressé des questions au ministre de l'Agriculture et des Forêts, İbrahim Yumaklı, concernant les ouvriers ayant perdu la vie dans les incendies de forêt. M. Alp a critiqué le manque de préparation face aux incendies et le fait que les ouvriers travaillent sans protection.
12punto
Les récents incendies de forêt qui se multiplient dans notre pays sont devenus un sujet de débat au Parlement. Le député CHP de Kars, İnan Akgün Alp, a soumis une question écrite à la présidence de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), demandant au ministre de l'Agriculture et des Forêts, İbrahim Yumaklı, de répondre au sujet des ouvriers forestiers ayant perdu la vie lors de ces incendies. M. Alp a affirmé que ces décès ne sont pas seulement le résultat de catastrophes naturelles, mais aussi le reflet de lacunes administratives et d'une irresponsabilité politique.
M. Alp a déclaré qu'une préparation insuffisante avait été faite face aux incendies, que les avions de lutte contre les incendies n'avaient pas été utilisés et que les ouvriers avaient été laissés sans protection ni formation, qualifiant cette situation de « crise de la gestion publique ». Soulignant que la Direction générale des forêts et la bureaucratie ministérielle souffrent d'un grave manque d'organisation et de contrôle, M. Alp a posé les questions suivantes au ministre Yumaklı :
« Quelles sont les définitions de poste et les statuts professionnels des ouvriers qui travaillaient dans les zones d'incendie et qui ont perdu la vie ?
Qui est responsable de l'affectation de ces ouvriers ?
Sur quels processus de préparation et quelles analyses de risques ces affectations reposent-elles ?
Quel est le nombre d'aéronefs et d'équipements utilisés avant et pendant les incendies ?
Quels sont les scénarios d'incendie et les plans de crise du ministère de l'Agriculture et des Forêts pour les mois d'été ?
Des processus de formation et des équipements de protection ont-ils été mis en œuvre pour les ouvriers ayant perdu la vie ?
Une enquête administrative a-t-elle été ouverte suite aux décès survenus ?
Des mesures ont-elles été prises à l'encontre des fonctionnaires responsables ?
Quelle est la justification du maintien en fonction des dirigeants de la Direction générale des forêts et de la bureaucratie ministérielle ?
Suite à ces décès, une démission a-t-elle été envisagée au niveau ministériel en assumant la responsabilité politique ? »