La police ouvre une enquête après les images partagées par Mahmut Tanal ! « Ce crime ne peut être dissimulé par l'inscription 'Dieu nous protège' »

Suite au partage par le député CHP Mahmut Tanal d'images montrant des bus dont les plaques d'immatriculation étaient masquées par la mention « police », la direction de la sécurité d'Istanbul a annoncé l'ouverture d'une enquête.

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Le député du Parti républicain du peuple (CHP) pour la province de Şanlıurfa, Mahmut Tanal, a partagé des photos de bus circulant sur le pont des Martyrs du 15 juillet, dont les plaques d'immatriculation étaient recouvertes d'un plastique portant l'inscription « police ».

« On ne fait pas un État avec du carton, ni une force de sécurité avec des slogans. Est-ce ainsi que l'on transporte la police ? » a interrogé Tanal, ajoutant : « En plein cœur d'Istanbul, sur le pont des Martyrs du 15 juillet, deux bus ont été filmés circulant dans la circulation avec une inscription "POLICE" découpée dans du carton collée à l'arrière, alors qu'il ne s'agit pas de véhicules de police. »

Dans sa publication, Tanal a déclaré ce qui suit :

« ON NE FAIT PAS UN ÉTAT AVEC DU CARTON, NI UNE FORCE DE SÉCURITÉ AVEC DES SLOGANS ! EST-CE AINSI QUE L'ON TRANSPORTE LA POLICE ? QUELLE EST CETTE MANQUE DE SÉRIEUX ?

En plein cœur d'Istanbul, sur le pont des Martyrs du 15 juillet, deux bus ont été filmés circulant dans la circulation avec une inscription "POLICE" découpée dans du carton collée à l'arrière, alors qu'il ne s'agit pas de véhicules de police. De plus, ces bus portent l'inscription "Dieu nous protège" sur leurs vitres, appartiennent à une entreprise privée dont le nom est clairement affiché ! Les vitres sont remplies de prénoms d'enfants et de décorations !

Cette honte est inacceptable ! Si ces bus transportent réellement des policiers, nous devons poser la question :

L'État n'a-t-il plus ses propres véhicules ?

Les membres des forces de l'ordre sont-ils transportés dans des bus portant des slogans sur leurs vitres ?

Une mission publique peut-elle être accomplie avec du carton et des slogans ?

Cet incident n'est pas seulement une irrégularité, c'est bafouer le droit et le sérieux de l'État.

L'article 204 du Code pénal turc est clair : quiconque utilise frauduleusement une fonction officielle, une plaque ou un signe est passible de lourdes peines !

Ce crime ne peut être dissimulé par l'inscription "Dieu nous protège". La foi ne peut servir de justification à des abus. Tenter de représenter les forces de police avec de telles images est une insulte à l'État !

Nous posons la question au ministère de l'Intérieur, au gouvernorat d'Istanbul et à la Direction générale de la sécurité :

1. À qui appartiennent ces bus ?

2. Qui a fabriqué les plaques "POLICE" en carton ?

3. Comment ces véhicules ont-ils été autorisés ?

La mentalité qui livre l'État au carton et la sécurité aux slogans ne peut inspirer confiance à la nation ! Ce tableau n'est pas du droit, c'est le chaos ! Ce n'est pas de la sécurité, c'est une mascarade ! Des mesures doivent être prises immédiatement contre les responsables ! L'ordre public ne se protège pas par l'apparence, mais par le droit ! »


UNE ENQUÊTE A ÉTÉ OUVERTE

La direction de la sécurité d'Istanbul a fait une déclaration concernant les images circulant sur certains comptes de réseaux sociaux, montrant une utilisation inappropriée de la mention « police » sur certains bus à Istanbul.

Dans la déclaration, il est indiqué : « Afin d'assurer l'exécution efficace et ininterrompue de nos services de sécurité, des véhicules de location sont parfois fournis temporairement en raison des besoins de sécurité liés à certains événements sociaux. Les bus figurant sur les images, dont la plaque d'immatriculation a été complétée par la mention "police", sont également des véhicules de location affectés temporairement dans ce cadre. Il a été compris que le personnel en service a masqué les plaques et inscrit "police" à la place afin d'éviter que ces véhicules de location ne fassent l'objet de sanctions par le système EDS. Cette pratique n'est absolument pas conforme à l'identité institutionnelle de notre organisation et n'est pas une pratique que nous autorisons. Une enquête a été ouverte concernant les images en question. »