La présidente du Barreau d'Istanbul, Me Filiz Saraç : « Que nos confrères et les citoyens placés en garde à vue soient immédiatement libérés »

Lors de la fête du Travail du 1er mai, des avocats ont également été placés en garde à vue. La présidente du Barreau d'Istanbul, Me Filiz Saraç, a organisé une conférence de presse pour demander la libération de ses confrères. Mme Saraç a déclaré : « Que nos confrères et les citoyens placés en garde à vue soient immédiatement libérés ».

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À l'occasion de la fête du Travail du 1er mai, des avocats ont été placés en garde à vue aux côtés des citoyens. La présidente du Barreau d'Istanbul, Me Filiz Saraç, a organisé une conférence de presse à ce sujet.

Mme Saraç a rappelé que le droit de manifester est garanti par la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme, ajoutant que ces entraves constituent une violation des droits.

Voici la déclaration de Mme Saraç :

« Bonne fête du Travail et de la Solidarité du 1er mai, je souhaite une excellente journée à tous nos travailleurs. Le droit de réunion et de manifestation est un droit fondamental, inscrit dans la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme. En 2023, la Cour constitutionnelle a qualifié de violation des droits les entraves aux réunions et manifestations souhaitées à Taksim. Cependant, nous avons constaté que cette année encore, on a cherché à empêcher l'exercice de ce droit de réunion et de manifestation par une décision administrative illégale. Des informations nous parviennent au Barreau selon lesquelles nos citoyens venus exercer leurs droits constitutionnels sont placés en garde à vue. Nous sommes actuellement sur le terrain avec nos confrères des centres et commissions concernés pour apporter un soutien juridique concernant ces gardes à vue. Il est nécessaire de mettre fin immédiatement à ces gardes à vue et de garantir que les célébrations du 1er mai, fête du Travail et de la Solidarité, se déroulent de manière digne de cette journée. »

Mme Saraç a précisé que 4 de ses confrères étaient en garde à vue. Elle a indiqué qu'elle se trouvait au commissariat de police du district de Kağıthane avec la secrétaire générale du Barreau, Me Burcu Öztoprak Alsulu, le porte-parole du Centre des droits des avocats, Me Burak Kahan Kaya, la porte-parole du Centre des droits des femmes, Me Birsen Baş Topaloğlu, et d'autres confrères, afin d'obtenir la libération de leurs collègues placés en garde à vue.