L'avocat d'Enver Aysever : « Mon client a bien utilisé l'expression 'Je ne serre pas la main d'un voleur' à propos d'İmamoğlu »
Mikayil Dilbaz, l'avocat du journaliste incarcéré Enver Aysever, a confirmé sur son compte de réseau social que les propos attribués à son client concernant İmamoğlu et Özel, qui ont circulé dans l'opinion publique, sont véridiques.
12punto
L'avocat Mikayil Dilbaz, qui défend le journaliste Enver Aysever, incarcéré pour « incitation à la haine et à l'hostilité ou dénigrement » en raison de ses commentaires lors d'une émission en direct, a apporté des précisions sur son compte de réseau social concernant les allégations circulant dans l'opinion publique au sujet du maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, et du président du Parti républicain du peuple (CHP), Özgür Özel.
Dilbaz a déclaré que son client avait utilisé l'expression « Je ne serre pas la main d'un voleur » à propos d'Ekrem İmamoğlu et qu'il avait dit à Özgür Özel : « Monsieur le Président, si vous occupez l'agenda du parti uniquement avec ce sujet pour défendre des voleurs, je crains que nous n'inversions nos rôles ».
IL A CONFIRMÉ LES ALLÉGATIONS
Voici la déclaration partagée par Dilbaz sur les réseaux sociaux :
« En tant qu'avocat de mon client, Monsieur Enver Aysever, et sur ses instructions et avec sa connaissance, il est devenu nécessaire de faire cette déclaration.
Mon client m'a clairement déclaré qu'il avait utilisé l'expression « Je ne serre pas la main d'un voleur » à propos de Monsieur Ekrem İmamoğlu alors qu'il était en détention,
et qu'il avait dit explicitement et en face à Monsieur Özgür Özel lors de sa visite : « Monsieur le Président, si vous occupez l'agenda du parti uniquement avec ce sujet pour défendre des voleurs, je crains que nous n'inversions nos rôles ».
Le fait de nier ces déclarations aujourd'hui à la tribune n'est pas une simple controverse entre individus ; c'est une question de vérité, de témoignage et d'éthique en politique.
Mon client souligne particulièrement qu'il a lutté contre le vol tout au long de sa vie, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.
Car aujourd'hui, le problème ne concerne plus les personnes ou les partis ; c'est le combat entre ceux qui pillent leur pays et ceux qui l'aiment.
Selon mon client, le voleur n'a pas de parti. Le vol n'est pas une idéologie, c'est un crime. Et le vol est un problème de survie manifeste pour ce pays.
C'est pourquoi ce combat n'est pas un choix, mais une nécessité.
Le poste de président du Parti républicain du peuple est l'héritage d'Atatürk. Ce poste ne peut être protégé en niant la vérité, en ignorant les témoins et en disant que « cela n'est pas arrivé ».
Mon client assume pleinement ses propos.
Ce qui est fait aujourd'hui, ce n'est pas contredire une personne, c'est nier le principe d'honnêteté en politique.
Respectueusement porté à la connaissance du public. »