Un chef de la police menace les ouvriers : « Vos enfants ne trouveront pas de travail »

Les 145 ouvriers licenciés de l'usine Polonez pour avoir adhéré à un syndicat poursuivent leur mouvement devant le siège social à Ataşehir. La police est intervenue violemment contre les ouvriers qui bloquaient la route menant à l'usine. Alors que certains ouvriers ont été blessés ou ont fait des malaises, le chef de la police du district de Çatalca aurait proféré des menaces à leur encontre.

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Les 145 ouvriers travaillant à l'usine Polonez de Çatalca, licenciés pour avoir adhéré au syndicat Tek Gıda-İş, poursuivent leur mouvement devant le siège social de l'entreprise à Ataşehir.

La police est intervenue contre les ouvriers qui manifestaient sur la voie publique.

Plusieurs ouvriers ont été blessés ou ont fait des malaises lors de cette intervention musclée.

LA ROUTE MENANT À L'USINE BLOQUÉE

Les ouvriers de l'usine Polonez, licenciés pour leur activité syndicale et en grève depuis 53 jours, ont bloqué ce matin la route menant à l'usine.

Les ouvriers ont scandé des slogans tels que : « Ce n'est qu'un début, continuons la lutte », « Qu'il pleuve ou qu'il neige, nous résisterons », « De la résistance à la victoire ». Les forces de l'ordre, qui avaient sommé les manifestants de libérer la voie, sont intervenues contre le groupe d'ouvriers, hommes et femmes, alors que des négociations étaient en cours.

Rappelant qu'en vertu du Code du travail, une entreprise ayant procédé à des licenciements collectifs ne peut pas embaucher de nouveaux salariés, les ouvriers ont appelé l'entreprise à respecter la loi tout en scandant : « Qu'il pleuve ou qu'il neige, nous résisterons ».

LA MENACE : « MÊME SI VOTRE ENFANT EST BRILLANT, IL NE POURRA PAS TROUVER D'EMPLOI »

Les ouvriers, frappés par la police, ont également été menacés par le chef de la police du district de Çatalca.

Les ouvriers manifestant devant l'usine ont d'abord été menacés par le chef de la police du district de Çatalca, avant que la police n'intervienne par la force.

Suat Karlıkaya, expert en organisation pour le syndicat Tekgıda-İş, a partagé sur son compte X les images où l'on entend le chef de la police dire aux ouvriers : « Si je vous place en garde à vue et que j'engage des poursuites judiciaires, même si votre enfant est brillant, il ne pourra pas trouver d'emploi ». Il a réagi en déclarant : « Allez proférer ces menaces au patron ».