Le maire d'Ankara, Mansur Yavaş, s'est exprimé à Saraçhane

Le maire de la municipalité métropolitaine d'Ankara (ABB), Mansur Yavaş, s'est adressé à la foule rassemblée à Saraçhane.

12punto

Voici les points saillants de la déclaration du maire d'Ankara, Mansur Yavaş :

Nous sommes ici pour défendre la volonté d'Istanbul ; en tant que CHP, nous n'avons jamais laissé ce pays sans défense et nous ne le ferons jamais. Nous sommes ici pour protéger notre Constitution et veiller à son application.

Nous sommes ici pour que chacun puisse exercer ce droit. Nous sommes ici pour défendre les droits d'Ekrem İmamoğlu et pour protéger les votes des millions de personnes qui ont voté pour lui. Nous sommes ici pour qu'İsmail Saymaz puisse continuer à exercer son métier de journaliste.

Nous sommes ici pour que les droits des lieutenants ne soient pas bafoués et qu'ils puissent commander la glorieuse armée turque.

Dans ce combat, le soutien de notre peuple est notre plus grande force, car nous ne sommes pas une poignée d'individus, nous sommes des millions. Chaque jour, nous ferons entendre notre voix, plus nombreux que la veille.

Celui qui reste silencieux face à l'illégalité devient complice de l'oppression. Ces développements concernent l'ensemble de la société. Nous ne serons pas de ceux qui se taisent face à l'injustice, comme des « diables muets ».

Je m'adresse aux policiers : nos jeunes frères et sœurs ici présents sont là pour réclamer leurs droits, faites preuve de sensibilité à cet égard.

Le fait qu'un dirigeant représentant une volonté élue, le maire Ekrem, soit placé en garde à vue à l'aube, détruit tout sentiment de justice.

Monsieur Ümit Özdağ est toujours en détention sans que son acte d'accusation n'ait été préparé ; qu'il reçoive nos salutations d'ici. Can Atalay est toujours en prison. Ces deux exemples suffisent à démontrer à quel point nous nous sommes éloignés de l'État de droit.

Ces illégalités ébranlent également profondément l'économie. La cause en est l'absence de droit !

Alors que leurs propres ministres ne font l'objet d'aucune enquête et sont nommés ambassadeurs, le rassemblement de toute l'opposition face à ces illégalités n'est pas un choix, mais une nécessité.

Nous ne sommes pas dans une lutte pour des sièges, nous menons un combat pour reconstruire le pays. Notre objectif est d'établir un pouvoir attaché au droit.

Le 23 mars, nous irons aux urnes et nous exprimerons notre réaction face à cette mentalité qui méprise la volonté du peuple. Une justice réelle n'est possible qu'avec un système judiciaire véritable et impartial.

Le système gouvernemental présidentiel a été mis à l'épreuve et a échoué ; les sondages montrent qu'il faut abandonner ce système. Nous sortirons ensemble le pays du tourbillon sombre dans lequel il se trouve. Nous ne perdrons jamais espoir.

Ne vous inquiétez surtout pas, le maire Ekrem nous rejoindra très bientôt et nous porterons ensemble la Turquie là où elle mérite d'être. Croyez-y, le peuple turc l'a déjà fait par le passé. Il a créé le pays à partir de rien.

Tout ira très bien et nous serons ensemble dans des jours bien meilleurs.