Le meurtrier avait bénéficié d'une réduction de peine pour bonne conduite : la décision de la Cour de cassation dans l'affaire Pınar Gültekin protestée

Des organisations de femmes ont exprimé leur indignation face à la réduction de peine pour bonne conduite accordée au suspect Cemal Metin Avcı dans le meurtre de Pınar Gültekin. Dans une déclaration commune, ces organisations ont rappelé qu'Avcı avait tué Gültekin « avec préméditation et en lui infligeant des actes de torture ».

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Des organisations de femmes, rassemblées devant l'Opéra Süreyya à Kadıköy, ont manifesté contre la décision de la 1ère chambre de la Cour de cassation d'accorder une « réduction de peine pour bonne conduite » dans l'affaire Pınar Gültekin. Lors d'une déclaration commune à l'issue de la manifestation, les organisations de femmes ont remis en question cette réduction de peine accordée au meurtrier Avcı, rappelant que Pınar Gültekin avait été tuée avec préméditation et que le suspect lui avait infligé des actes de torture.

Dans l'affaire Pınar Gültekin, le tribunal avait condamné Cemal Metin Avcı à la réclusion à perpétuité aggravée. Le verdict du tribunal retenait les motifs de « meurtre avec préméditation, accompagné d'actes de torture et de cruauté ».

Cependant, la 1ère chambre de la Cour de cassation a appliqué une réduction de peine pour bonne conduite à Avcı, en tenant compte de son comportement au tribunal et de son casier judiciaire. Les organisations de femmes se sont réunies à Kadıköy pour s'opposer à cette réduction de peine décidée par la justice.

« LA LOI 6284 N'EST TOUJOURS PAS APPLIQUÉE... »

Lors de la manifestation organisée contre la décision de la Cour de cassation, Tuğgen Gümüşay, qui a lu le communiqué, a posé la question suivante au tribunal : « Quel comportement de Cemal Metin Avcı vous a convaincus qu'il n'était pas 'monstrueux' ? »

La déclaration des organisations de femmes contenait les passages suivants :

« Nous connaissons très bien ces politiques d'impunité. Alors que les auteurs sont protégés par des peines semblables à des récompenses, sans aucun effet dissuasif, la violence à l'égard des femmes est encouragée. En 2024, 394 femmes ont été assassinées par des hommes. Le gouvernement, loin de mettre fin aux féminicides, encourage davantage les auteurs par ses politiques d'impunité, et la loi 6284 n'est toujours pas appliquée efficacement...

Alors que les institutions étatiques, chargées de prévenir la violence à l'égard des femmes et de construire des villes et des foyers sûrs pour elles, ne remplissent pas leurs missions à travers leurs forces de l'ordre et leur système judiciaire, elles encouragent les meurtriers à commettre de nouvelles attaques. Chaque auteur puise sa force dans les crimes restés impunis, dans les meurtriers protégés, dans les réductions de peine pour bonne conduite, dans le fait que le mode de vie des femmes soit remis en cause lors des procès sous prétexte de provocation injuste, dans les amnisties votées par paquets, et dans l'ensemble des politiques d'impunité qui ouvrent la voie à la violence contre les femmes. »