Le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan clarifie ses propos sur une « intervention en Syrie » : Nous n'avons pas d'agenda caché
Suite aux affrontements en Syrie et aux attaques israéliennes, le ministre des Affaires étrangères Fidan avait évoqué une possible « intervention en Syrie ». Lors d'une émission en direct, M. Fidan a clarifié ces propos.
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Le ministre Fidan a apporté des précisions sur une déclaration importante concernant l'actualité lors d'une émission en direct sur NTV. Hakan Fidan a clarifié le message sous-jacent à son avertissement sur une « intervention en Syrie » en ces termes :
« Ce qui se passe chez nos voisins frontaliers nous concerne de près ; ils doivent être en paix et en ordre pour que nous puissions nous concentrer sur nos propres affaires dans notre pays. C'est pourquoi, en tant que gouvernement, notre objectif numéro un est d'assurer la sécurité dans la région...
Nous voulons pour nos voisins ce que nous voulons pour nous-mêmes.
L'intégrité territoriale en Syrie était menacée par la guerre civile, et un nouveau processus a été entamé après la fin de cette guerre. La société doit se rassembler ; l'objectif était de créer une Syrie qui rassemble les éléments armés sous un même toit et qui ne constitue pas un danger pour la région...
Lorsque la communauté internationale a tenté de protéger l'intégrité de la Syrie, certains en ont été mécontents. Israël, en particulier, l'a montré par ses démarches et ses déclarations.
Nous avons vu certains groupes et formations vouloir exploiter les conflits entre Druzes et Bédouins, et nous avons ressenti le besoin de lancer un avertissement à ce sujet.
Mettre le feu au pays pour que les identités ethniques et religieuses se sentent bien est une erreur grave. Nous sommes favorables à la mise en place d'une administration respectueuse de chaque identité, et alors que nous poursuivons nos efforts en ce sens, nous avons ressenti le besoin de lancer un avertissement lorsque nous avons soudainement constaté un processus susceptible de compromettre cela.
Nous transmettons également le même message à Israël par nos propres canaux et interlocuteurs. Nous n'avons pas d'agenda caché, nous voulons que personne ne touche à l'intégrité territoriale de la Syrie. Nous voulons que la Syrie ne constitue pas une menace et qu'il n'y ait pas d'éléments constituant une menace pour la Syrie. »