Le plan de l'AKP concernant İmamoğlu et Yavaş a été révélé ! « S'il gagne contre Erdoğan... »
À quelques jours de la primaire du 23 mars, lors de laquelle le CHP désignera son candidat à l'élection présidentielle, le plan de l'AKP concernant Ekrem İmamoğlu et Mansur Yavaş a fuité dans les coulisses politiques. Par ailleurs, une affirmation frappante a été avancée concernant l'attitude mesurée et distante du maire d'Ankara, Mansur Yavaş, durant ce processus de primaire.
12punto
Au sein du CHP, qui a entamé le processus de désignation de son candidat à l'élection présidentielle, tous les regards sont tournés vers la primaire du 23 mars.
Le maire d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, participera seul à cette primaire très attendue. Parallèlement, l'attention se porte sur le maire d'Ankara, Mansur Yavaş, qui s'est opposé au processus de désignation.
La chroniqueuse du journal Nefes, Nuray Babacan, a révélé des informations frappantes sur les derniers « plans » dans les coulisses de l'AKP et sur l'attitude distante de Yavaş.
Dans son article intitulé « L'équation Ekrem-Mansur de l'AKP ! », Babacan détaille le plan de « jeu » de l'AKP comme suit :
« En résumé : 1- La candidature du maire de la municipalité métropolitaine d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, sera entravée par une intervention extra-juridique.
2- Ensuite, ce sera au tour de Mansur Yavaş.
3- Même si le plan ne se concrétise pas aussi clairement, l'objectif est de créer une division et de semer la discorde entre İmamoğlu et Yavaş.
4- Il s'agit de faire en sorte que l'opposition se présente à l'élection de manière fragmentée et en difficulté, comme lors des élections générales.
Quant aux détails et aux évaluations dans les coulisses : certains ne voient la question que sous l'angle de l'empêchement de la candidature d'Ekrem İmamoğlu. Selon eux, le plan consiste uniquement à bloquer İmamoğlu. Il est prévu que le candidat de l'opposition soit Mansur Yavaş. »
« IL SAIT QUE LA BALLE VA LUI REVENIR »
« Il est interprété que la candidature de Yavaş est également la préférence de l'aile nationaliste au sein de l'État, et que les opérations menées visent à lui ouvrir la voie. Il existe des allégations selon lesquelles l'infrastructure serait en train d'être préparée pour lui convenir » affirme Babacan, ajoutant que l'attitude mesurée et distante de Mansur Yavaş dans ce processus découlerait de cela. Selon ces commentaires, il adopterait une posture équilibrée pour ne pas se couper des membres du CHP et des électeurs de cette base, sachant que la balle finira par arriver dans son camp.
Nuray Babacan a rapporté les réponses données par les membres de l'AKP aux questions sur les raisons pour lesquelles Erdoğan préférerait Yavaş comme adversaire plutôt qu'İmamoğlu :
« 1- La relation forte qu'İmamoğlu a établie avec la rue constitue un risque sérieux pour Erdoğan.
2- Mansur Yavaş pourrait être un adversaire facile lors de la campagne électorale.
3- Il pourrait rencontrer des difficultés à représenter l'ensemble du pays. Déjà distant vis-à-vis des Kurdes, Yavaş ne pourrait obtenir aucun soutien de cet électorat si le processus d'ouverture aboutit. Il deviendrait un adversaire facile.
Ceux qui poussent ce scénario encore plus loin justifient leur choix en affirmant que, même si Yavaş gagnait contre Erdoğan, il serait quelqu'un avec qui « il serait plus facile d'établir une relation, qui présenterait moins de risques pour eux, et qui serait plus facilement convaincable en matière de reddition de comptes et de création de dossiers sur la période passée ». »
Pour lire l'article complet, cliquez ici