Le président Erdoğan intervient dans la « polémique sur les crèches » : « Croyez-moi, cela devient insupportable »
Le président de l'AKP et chef de l'État, Recep Tayyip Erdoğan, s'est exprimé sur la polémique concernant les « crèches » qui oppose le CHP et l'AKP.
12punto
La polémique sur les crèches se poursuit sur la scène politique. Le président du CHP, Özgür Özel, et le maire d'Istanbul, Ekrem İmamoğlu, ont affirmé qu'une note officielle avait été envoyée pour exiger la fermeture des crèches gérées par les municipalités.
Le ministre de l'Éducation nationale, Yusuf Tekin, a répondu aux allégations de MM. Özel et İmamoğlu.
Précisant que la note envoyée aux municipalités ne concernait pas les crèches mais les écoles maternelles et les classes préscolaires, le ministre Tekin a rappelé une décision de la Cour constitutionnelle datant de 2007, déclarant : « Les municipalités ne peuvent pas ouvrir d'écoles maternelles ».
DÉCLARATION DU PRÉSIDENT DE L'AKP ET CHEF DE L'ÉTAT ERDOĞAN SUR LES CRÈCHES
Erdoğan a publié une déclaration sur son compte de réseau social concernant la polémique sur les crèches qui crée des tensions entre les deux partis, rappelant que la note envoyée visait les écoles maternelles et mettant en garde contre « l'ignorance ».
Voici les propos d'Erdoğan :
« Le ministère de l'Éducation nationale envoie une note rappelant aux municipalités que le service d'école maternelle, qui relève de sa compétence, ne peut être assuré dans les crèches qu'elles exploitent. Derrière la nécessité de cet avertissement se trouve une réglementation que le CHP lui-même avait fait annuler en saisissant la Cour constitutionnelle.
Tout comme pour la question des bourses étudiantes, le CHP s'adonne ici encore à une politique d'exploitation sur un sujet dont il est lui-même à l'origine.
Après la réception de cette note par les municipalités, le président du CHP et certains maires sont descendus dans la rue pour nous défier avec des propos absurdes, selon leur propre logique.
L'ignorance est une lacune qui peut être tolérée seule, mais lorsque l'ignorance s'accompagne d'arrogance, croyez-moi, cela devient insupportable.
C'est exactement le tableau dépeint par le CHP et certains maires lors de ce dernier incident.
La République de Turquie est un État de droit et d'ordre.
Les règles pour ouvrir une crèche, une école maternelle, un lycée ou une université sont claires. Chaque établissement d'enseignement doit respecter et posséder des normes spécifiques.
Personne ne peut dire : "Je ne respecte pas les règles, je ne me conforme pas aux lois".
Par opportunisme politique, ils sont si lâches et incompétents qu'ils se cachent derrière les familles et les enfants, dans un état de désespoir total.
En réalité, ils ne méritent aucune considération, mais nous sommes attristés pour notre pays et notre nation. »
Le ministère de l'Éducation nationale envoie une note rappelant aux municipalités que le service d'école maternelle, qui relève de sa compétence, ne peut être assuré dans les crèches qu'elles exploitent. Derrière la nécessité de cet avertissement se trouve une réglementation que le CHP lui-même avait fait annuler en saisissant la Cour constitutionnelle…
— Recep Tayyip Erdoğan (@RTErdogan) 27 novembre 2024