Le rapport complet sur le processus a été publié

Le rapport conjoint de la Commission de la solidarité nationale, de la fraternité et de la démocratie de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) a été publié sur le site Internet du Parlement.

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Le rapport de la Commission de la solidarité nationale, de la fraternité et de la démocratie, créée dans le cadre du processus de résolution au sein de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), a été publié sur le site Internet du Parlement.

Adopté par 47 voix pour, 2 contre et 1 abstention, le rapport est accessible via tbmm.gov.tr. Composé de 107 pages, le rapport débute par une présentation du président de la TBMM, Numan Kurtulmuş.

Points importants du rapport :

• Partant du principe que la question dépasse le simple cadre de la sécurité et qu'elle est multidimensionnelle et complexe, une solution durable dépend de l'élimination de ses causes profondes.

• Il est reconnu que non seulement nos citoyens kurdes dans notre pays, mais aussi les Kurdes vivant au-delà de nos frontières, sont liés à la Turquie par un lien affectif. Le résultat de notre revendication commune d'histoire, de culture et de civilisation est inévitablement notre volonté d'un avenir commun fondé sur la paix et les intérêts partagés.

• Les racines historiques de la fraternité turco-kurde possèdent une continuité qui ne peut être enfermée dans des modèles préétablis.

• Les Turcs et les Kurdes sont les propriétaires de la même géographie, les citoyens du même pays, les membres de la même foi, les héritiers de la même civilisation et culture, des peuples frères et liés par le même destin qui ont existé ensemble.

• Le concept au cœur de cette continuité historique est le droit à la fraternité. Cette approche vise un équilibre social qui n'ouvre pas la porte à des discours transformant les différences en motifs de conflit, mais qui, au contraire, accepte les différences comme la richesse d'une vie commune.

• L'expérience du vivre-ensemble, les joies et les douleurs partagées, ne resteront pas confinées au passé dans notre mémoire collective. Elles constitueront, de la manière la plus forte, la possibilité et le fondement de notre avenir commun.

NOTRE PASSÉ COMMUN EST LA BOUSSOLE DE NOTRE AVENIR COMMUN

• Notre objectif d'avenir commun produira une orientation à long terme qui renforce le lien de citoyenneté, pérennise l'intégration sociale et permet de cicatriser les blessures causées par le terrorisme.

DOMAINES DE CONSENSUS DES PERSONNES ENTENDUES PAR LA COMMISSION

• Les conclusions de l'analyse de contenu basée sur les procès-verbaux confirment l'existence d'un socle commun solide réunissant différentes couches de la société autour de l'établissement d'une paix durable par le dépôt des armes. Ce socle commun montre que les différentes parties se rejoignent autour de la volonté de vivre ensemble, du droit à la fraternité et de l'approche visant à transformer la douleur commune en espoir commun et en rêve d'avenir.

• L'importance de la dimension internationale et régionale, dans la perspective du renforcement de la stabilité régionale par le renforcement de la paix intérieure et de l'augmentation du poids politique de la Turquie dans la quête d'une justice mondiale, s'impose comme un élément complémentaire de ce socle commun.

DISSOLUTION ET DÉPÔT DES ARMES PAR LE PKK

• La constatation de la dissolution et du dépôt des armes par les unités de renseignement et de sécurité, y compris pour les situations hors de nos frontières, ne se limite pas aux déclarations faites à l'opinion publique. Il est évident que les déclarations ne prendront tout leur sens qu'après suivi et vérification.

• La constatation du dépôt des armes par les unités de renseignement et de sécurité sera effectuée selon des critères mesurables. Cette constatation sera soutenue par des processus de vérification sur le terrain afin d'assurer la prévisibilité en termes d'ordre public. La constatation de la situation hors de nos frontières est une nécessité qui complète la feuille de route sécuritaire.

• Les réglementations administratives et juridiques relatives à la période suivant cette constatation nécessitent un cadre capable de combler les vides que ces réglementations pourraient engendrer.

• L'accélération des mesures prises en vue de la dissolution et du dépôt des armes exige que les réglementations juridiques soient réalisées avec une rapidité, une clarté et une prévisibilité similaires.

• L'harmonie avec la société est l'un des domaines difficiles mais indispensables d'une politique fondée sur la résolution.

• Le silence des armes ne signifiera pas que les vulnérabilités seront réparées d'elles-mêmes. La réinsertion dans la société de ceux qui entrent dans la période sans armes doit être visée.

• Dès le début, une approche fondée sur la protection de « la dignité du Kurde et de la fierté du Turc » a été adoptée.

• Car nous savons que : un langage qui ne protège pas la dignité du Kurde, un discours qui ignore la fierté du Turc, ne mènera pas à la paix mais à de nouvelles ruptures. Notre objectif n'est pas seulement de nous unir sur des dénominateurs communs minimaux, mais de renforcer le socle maximal du vivre-ensemble.

• Sans ignorer la réalité du terrorisme qui affecte profondément la conscience collective, il est essentiel de répondre aux demandes raisonnables de toutes les couches de la société.