Le recours de la Turquie concernant Demirtaş rejeté : « Problématique sur le plan juridique »

La deuxième section de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a jugé « problématique sur le plan juridique » le placement en détention provisoire de l'ancien coprésident du HDP, Selahattin Demirtaş, dans le cadre de l'affaire Kobané, et a conclu à une violation de ses droits.

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La CEDH, jugeant également insuffisantes les preuves présentées pour justifier cette décision, a estimé que les autorités judiciaires nationales avaient ignoré les mesures alternatives à la détention dans le but d'« entraver les activités politiques du requérant ».

Elle a par ailleurs considéré comme une violation la durée excessive du processus décisionnel concernant les trois recours individuels déposés par Demirtaş devant la Cour constitutionnelle turque (AYM).

ATTENTE DE LIBÉRATION

La Turquie a contesté la décision de violation rendue à l'encontre de Demirtaş et a souhaité porter l'affaire devant la Grande Chambre. La CEDH a rejeté ce recours.

La CEDH a rejeté la demande de renvoi devant la Grande Chambre concernant les arrêts « Demirhan et autres c. Turquie » et « Selahattin Demirtaş c. Turquie (n° 4) », rendant ainsi ces décisions définitives.

Les requérants de l'arrêt « Demirhan et autres » pourront demander un nouveau procès auprès des tribunaux ayant prononcé leur condamnation dans un délai d'un an.

La CEDH a condamné la Turquie à verser 55 745 euros d'indemnités, frais de justice inclus.

Des juristes ont fait part de leur attente concernant la libération de Selahattin Demirtaş, de Figen Yüksekdağ et des autres responsables politiques impliqués dans l'affaire Kobané.