Le TKH passe à l'action contre le scandale du « gang des nouveau-nés » : plainte déposée contre cinq ministres, dont quatre anciens

Le Mouvement communiste de Turquie (TKH) a déposé une plainte auprès du parquet général d'Istanbul contre les anciens et l'actuel ministre de la Santé, les accusant de négligence dans le scandale du « gang des nouveau-nés ».

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Le Mouvement communiste de Turquie (TKH) a déposé une plainte auprès du parquet général d'Istanbul contre les anciens ministres de la Santé Mehmet Müezzinoğlu, Recep Akdağ, Ahmet Demircan, Fahrettin Koca et l'actuel ministre de la Santé Kemal Memişoğlu, pour abus de pouvoir, non-dénonciation de crime, destruction, dissimulation ou altération de preuves, négligence dans l'exercice de leurs fonctions, divulgation de secrets professionnels et recel de malfaiteurs, dans le cadre du scandale sanitaire connu sous le nom de « gang des nouveau-nés ».

Alors que la présidente générale Aysel Tekerek a déposé la plainte au nom du TKH, la déclaration accompagnant la plainte contenait les points suivants :

« 1- Dans le cadre de ce qui constitue le plus grand scandale sanitaire de l'histoire de notre pays, ayant causé la mort de dizaines de nouveau-nés — un bilan encore incertain —, ayant permis un enrichissement illicite par la fraude aux dépens du public et de particuliers, et impliquant une escroquerie qualifiée organisée, les crimes commis par les ministres de la Santé visés par notre plainte ont joué un rôle déterminant dans toutes les activités des personnes connues sous le nom de « gang des nouveau-nés ».

2- Bien que les membres dudit gang soient actuellement jugés, aucune enquête n'a été ouverte à l'encontre des personnes que nous visons. Pourtant, il a été révélé, tant dans les procès-verbaux de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) que dans l'opinion publique, que les autorités des hôpitaux privés et les fraudes qualifiées commises dans ces établissements avaient été signalées aux ministres lors de l'exercice des services de santé. Il est apparu que les ministres n'ont pas donné suite à ces signalements.

3- Comme l'ont révélé les témoignages lors du procès du gang des nouveau-nés, il est apparu que les ministres n'ont pas seulement fait preuve de négligence, mais qu'ils ont également protégé volontairement les auteurs des crimes, étouffé les affaires, omis de prendre des mesures préventives, effectué des contrôles purement formels et, parfois, averti les hôpitaux privés à l'avance de la venue des inspecteurs. »