Le vice-président du MHP, Feti Yıldız, prend la Cour constitutionnelle pour cible
Le vice-président du MHP, Feti Yıldız, a déclaré : "L'absence de mécanisme de contrôle des décisions de la Cour constitutionnelle constitue une lacune importante. La Cour constitutionnelle ne peut pas se livrer à de l'activisme judiciaire."
12punto
Le vice-président du MHP chargé des affaires juridiques et électorales, Feti Yıldız, a déclaré : "L'absence de mécanisme de contrôle des décisions de la Cour constitutionnelle constitue une lacune importante".
La 3e chambre pénale de la Cour de cassation a statué aujourd'hui dans la soirée sur le non-respect de la décision de la Cour constitutionnelle (AYM) concernant le député du TİP pour Hatay, Can Atalay, dans laquelle elle concluait à la violation de ses droits au "droit d'éligibilité" et à la "liberté et sécurité de la personne".
La chambre a déposé une plainte contre les membres de l'AYM ayant voté en faveur de cette décision de violation, les accusant d'"activisme judiciaire". La chambre a également transmis sa décision à la présidence de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) afin d'entamer les procédures de déchéance du mandat de député de M. Atalay.
À la suite de cet événement, le vice-président du MHP chargé des affaires juridiques et électorales, Feti Yıldız, a publié une déclaration sur son compte de réseau social, prenant l'AYM pour cible.
M. Yıldız a écrit ce qui suit :
"Le monopole de l'interprétation des lois pénales est laissé aux juges pénaux. Le juge est une partie intégrante des activités judiciaires. Le juge aborde le problème de manière mesurée, loin de toute sentimentalité et avec sang-froid, en cherchant à résoudre la question et à parvenir au résultat juste, soit par une interprétation stricte liée au texte, soit par une interprétation orientée vers l'objectif qui révèle la volonté du législateur.
Les décisions de l'AYM doivent tirer leur force non pas du fait qu'elles ne sont soumises au contrôle d'aucune autre autorité juridique et qu'elles s'imposent à tous, mais de justifications juridiques compétentes et cohérentes. La règle de droit ne doit pas changer entre les mains de celui qui l'applique. Peut-on dire que la Constitution est ce que les juges disent qu'elle est ?
Le principe de la séparation des pouvoirs peut être altéré de diverses manières. L'une d'entre elles est l'activisme judiciaire. L'activisme judiciaire se manifeste parfois par l'inefficacité de l'organe législatif, parfois par l'annulation de décisions législatives, et parfois par le fait que le pouvoir judiciaire se substitue à l'organe législatif.
L'absence de mécanisme de contrôle des décisions de la Cour constitutionnelle est une lacune importante. Établir une norme juridique n'est pas une question de jugement. La Cour constitutionnelle ne peut pas se livrer à de l'activisme judiciaire.
Elle ne peut ni créer de norme en se substituant à l'organe législatif, ni ignorer une norme existante, ni réinterpréter la Constitution. Déterminer la politique en matière de crimes et de peines relève, comme cela est fréquemment exprimé dans les décisions de la Cour constitutionnelle, de la discrétion du législateur, c'est-à-dire de la Grande Assemblée nationale de Turquie."
IL AVAIT DÉJÀ FORMULÉ DES ACCUSATIONS AUPARAVANT
La semaine dernière, M. Yıldız avait déjà publié un message accusant l'AYM d'"activisme".
Dans sa déclaration sur son compte de réseau social le 1er novembre, M. Yıldız avait affirmé : "Partout dans le monde, la caractéristique commune de l'activisme judiciaire est qu'il se manifeste par le dépassement des limites du contrôle juridique par le pouvoir judiciaire et par l'ingérence dans les choix politiques de l'organe législatif.
Par exemple : comme lorsque la 'décision 367' prise par la Cour constitutionnelle en 2007 a créé un 'quorum de présence qualifié' non prévu par la volonté constituante lors du premier tour de l'élection présidentielle..."
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