Manœuvre pour des élections partielles du président du CHP, Özgür Özel : « Mon agenda principal à partir d'aujourd'hui »
Le président du CHP, Özgür Özel, a relancé le débat politique autour de la question des élections partielles lors d'une conférence de presse tenue au siège de son parti.
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Özel a annoncé qu'il s'entretiendrait avec le président de la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM), Numan Kurtulmuş, pour demander la tenue d'élections partielles. « Une fois que la décision de tenir ces élections partielles sera prise et que cette garantie sera établie, nous aurons une autre initiative très ambitieuse à ce sujet », a-t-il déclaré.
Affirmant qu'il rencontrerait le président du Parlement, Numan Kurtulmuş, M. Özel a souligné qu'ils étaient ouverts à toute mesure permettant d'ouvrir la voie aux urnes, tant au niveau parlementaire que local. Rappelant les dossiers concernant la décision sur Can Atalay, les nominations d'administrateurs judiciaires (kayyum) et les questions de démocratisation, M. Özel a déclaré que son agenda principal était désormais « l'urne des élections partielles ».
Le président du CHP, Özgür Özel, a tenu une conférence de presse au siège de son parti.
En réponse à une question sur ses propos : « Si ce grand platane brûle, c'est toute la forêt qui brûle. Que chacun fasse donc attention à qui joue avec le feu et à qui allume des briquets avec du diluant. Nous sommes le parti qui a fait renaître ce pays de ses cendres après les incendies. Que chacun décide donc bien de sa position, de ses actes, de ses alliances et de ses menaces », il a répondu :
« C'EST ORIENTÉ VERS DES ÉLECTIONS PARTIELLES »
« C'est orienté vers des élections partielles. Nous sommes à une période où la Constitution impose des élections partielles. Le président du Parlement doit également adopter une position à ce sujet. Nous ferons notre part et nous pensons qu'une urne pour des élections partielles doit être installée. Une fois que la décision de tenir ces élections partielles sera prise et que cette garantie sera établie, nous aurons une autre initiative très ambitieuse à ce sujet.
Nous vous l'annoncerons ce jour-là.
Si l'AK Parti accepte, par exemple, nous pouvons faire démissionner ensemble nos conseillers municipaux à la municipalité métropolitaine d'Istanbul et lancer immédiatement le processus électoral.
Dans les régions où des administrateurs judiciaires ont été nommés, nous n'avons pas ce pouvoir. S'ils agissent de concert avec l'AK Parti, des élections pourraient également avoir lieu là-bas. C'est ce que nous disons.
En dehors de cela, sur la manière de présenter les urnes au peuple, sur la manière de procéder aux élections... ils diront maintenant : "Özgür Özel parle d'urnes constitutionnelles".
Après tant de paroles, ils ne vont pas passer 3 heures à raconter des mensonges. Nous sommes ouverts à tout consensus électoral, qu'il s'agisse d'élections générales ou locales. Qu'ils y aillent et que le peuple décide où il veut voter. »
Une question similaire a été posée à nouveau : « Vous avez dit que vous alliez rencontrer le président du Parlement et que ce serait un appel à des élections anticipées ou partielles. Ai-je bien compris ? » M. Özel a répondu :
« À PARTIR D'AUJOURD'HUI, MON AGENDA PRINCIPAL EST CELUI DES ÉLECTIONS PARTIELLES »
« Vous avez bien compris. J'ai un agenda axé sur les élections partielles, ainsi que d'autres sujets à aborder avec M. Numan. C'est lui qui a effectué la dernière visite, c'est donc à mon tour d'y aller. J'ai d'autres points à l'ordre du jour avec Monsieur le Président. Pour répondre à votre question, je dirais par exemple : ils ont fait lire la décision concernant Can Atalay.
La Cour constitutionnelle a rendu une nouvelle décision stipulant que la décision lue est nulle et non avenue, mais ils ne l'ont pas fait lire. Can Atalay est détenu inutilement. Aujourd'hui, 50 députés ont signé un rapport sous la présidence de M. Numan, affirmant que les décisions de la Cour constitutionnelle doivent être appliquées sans réserve. Or, la personne qui doit faire cela, c'est en réalité M. Numan. Il n'est pas logique de signer un vœu avec 50 personnes pour quelque chose que l'on peut faire soi-même. Si cette signature représente votre volonté et celle de tout le Parlement, alors agissez au sein de la commission que vous présidez... Faites votre part au plus vite.
Comme on dit, "une hirondelle ne fait pas le printemps", mais que le printemps commence par la fleur que vous ferez éclore. Que Can Atalay soit libéré, que les administrateurs judiciaires soient révoqués, et ainsi de suite... J'ai de tels sujets à l'ordre du jour. Je souhaiterais également lui rendre visite avant la fête, comme une forme de vœux de fête. Il y a des mesures de démocratisation très importantes, notamment l'article 7 du rapport.
Cet article 7 contient des mesures de démocratisation visant les procès sans détention. Ils doivent prendre l'initiative à ce sujet. Tout cela existe. Mais à partir d'aujourd'hui, mon agenda principal est de porter la question de l'urne des élections partielles devant le peuple. Nous avons un travail en deux phases à ce sujet.
La première phase est celle dont vous parlez. La seconde phase concerne les mesures que nous prendrons une fois la décision prise ou la volonté politique clarifiée. »