Possibilité d'élections anticipées en Israël : la fin du chemin pour Netanyahu ?

La Knesset, le parlement israélien, a approuvé le projet de loi de dissolution présenté par la coalition gouvernementale. Israël se prépare à retourner aux urnes pour la première fois depuis le 7 octobre 2023.

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La Knesset, le parlement israélien, a donné son premier feu vert au projet de loi de dissolution présenté par la coalition gouvernementale. Après l'adoption du texte par 110 députés sur les 120 que compte le parlement, Israël se prépare à retourner aux urnes pour la première fois depuis le 7 octobre 2023. Les sondages, quant à eux, annoncent un désastre pour Netanyahu.

Le processus menant à des élections anticipées en Israël est officiellement lancé. Le projet de loi prévoyant la dissolution de la Knesset a été adopté à une écrasante majorité lors d'un vote préliminaire au parlement.

Alors que 110 députés ont soutenu le projet de dissolution de la Knesset, qui compte 120 sièges, il est à noter qu'aucun vote contre ou abstention n'a été enregistré. Pour que le texte devienne loi, il doit encore être voté une dernière fois au parlement après le processus en commission. Si le processus aboutit, les élections anticipées en Israël pourraient se tenir des semaines avant la date limite légale prévue en octobre.

« IL A POIGNARDÉ SA PROPRE COALITION DANS LE DOS : LE PROBLÈME DU SERVICE MILITAIRE OBLIGATOIRE »

Le projet de loi prévoyant la dissolution de la Knesset a été soumis à l'assemblée par les propres partenaires de coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

L'événement qui a déclenché la crise est la révolte contre le gouvernement du groupe ultra-orthodoxe, traditionnellement proche de Netanyahu, en raison du recul sur l'« exemption du service militaire obligatoire » qui leur avait été promise. L'indignation croissante de l'opinion publique israélienne face à ces exemptions en période de guerre a porté la tension au sein de la coalition à un point de non-retour.

« NETANYAHU S'EFFONDRE DANS LES SONDAGES »

Le vote coïncide avec une période d'effondrement politique pour Benjamin Netanyahu, qui dirige le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël et détient le titre de Premier ministre ayant exercé le plus longtemps.

Les sondages d'opinion montrent clairement que la coalition actuelle de Netanyahu ne parviendrait pas à obtenir la majorité au parlement lors d'une éventuelle élection. Dans tous les sondages réalisés depuis les événements du 7 octobre 2023, le bloc au pouvoir reste bien en deçà du nombre de sièges nécessaires pour former un gouvernement.

« DES PROBLÈMES DE SANTÉ ET DE CORRUPTION POURRAIENT METTRE FIN À SA CARRIÈRE POLITIQUE »

Alors qu'Israël se prépare à retourner aux urnes dans un contexte de tensions persistantes avec le Hamas à Gaza, le Hezbollah au Liban et l'Iran, l'opposition critique sévèrement le gouvernement sur sa gestion de la guerre et les failles du 7 octobre.

Ce n'est pas seulement le scrutin qui menace l'avenir politique de Netanyahu. Il est allégué que le président israélien Isaac Herzog mène des discussions en vue d'un éventuel accord dans le procès pour corruption de longue date visant Netanyahu, scénario dans lequel le retrait complet de ce dernier de la vie politique serait sur la table. L'état de santé du dirigeant de 76 ans, qui a récemment suivi un traitement contre le cancer de la prostate et s'est fait poser un stimulateur cardiaque, est également au centre des débats politiques dans le pays.

« PAS DE GARANTIE POUR L'OPPOSITION : LE RISQUE D'UNE IMPASSE POLITIQUE »

Bien que les sondages indiquent que la coalition de Netanyahu sera renversée, il reste incertain si le bloc d'opposition, fragmenté, pourra obtenir seul la majorité nécessaire pour former un gouvernement. Si les partis d'opposition ne parviennent pas à trouver un terrain d'entente, il est estimé que Netanyahu pourrait conserver son siège en tant que Premier ministre par intérim jusqu'à ce que l'impasse politique soit résolue.