Première déclaration du DEM Parti sur la crise du kurde en commission

Après la crise du kurde survenue lors de la cinquième réunion de la commission de dialogue, le DEM Parti a réagi pour la première fois.

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La Commission de solidarité nationale, de fraternité et de démocratie, créée à la Grande Assemblée nationale de Turquie (TBMM) dans le cadre du nouveau processus de dialogue mené avec l'alliance de l'AKP, du MHP et du DEM Parti, a tenu hier sa cinquième réunion.

LA CRISE DU KURDE EN COMMISSION

Lors de la réunion, Nezahat Teke, représentante des Mères pour la paix, a demandé à s'exprimer en kurde. Le président de la TBMM, Numan Kurtulmuş, a indiqué que les mêmes règles de fonctionnement devaient être respectées même en dehors de la séance plénière, et a demandé que « l'intervention se fasse en turc ».

CRITIQUE DU DEM PARTİ : « NOUS ATTENDIONS PLUS DE MATURITÉ »

La porte-parole du DEM Parti, Ayşegül Doğan, qui s'est exprimée sur la crise du kurde survenue en commission, a tenu les propos suivants lors d'une conférence de presse organisée à l'Assemblée :

« Elle souhaite s'exprimer en kurde en commission. Le président de l'Assemblée, Numan Kurtulmuş, intervient — nous ne sommes certes pas en séance plénière, mais il avertit, comme nous pouvons le lire dans les procès-verbaux, de continuer en turc. Il rappelle le règlement de la TBMM. Les membres du DEM Parti présents en commission proposent d'assurer bénévolement la traduction, ce qui est également refusé. Meral Danış Beştaş dit qu'elle peut assurer la traduction pour que les procès-verbaux soient rédigés en turc, et je lis moi-même les procès-verbaux. Des députés d'autres partis politiques sachant le kurde se déclarent également volontaires.

Nous aurions attendu de cette commission qu'elle fasse preuve de maturité hier. Quelle sorte de maturité ? Nous aurions pu parler d'une tout autre chose aujourd'hui. Elle aurait pu offrir à Nezahat Teke, qui souhaitait s'exprimer dans sa langue maternelle, la possibilité de le faire. Le problème lui-même s'est manifesté hier sur place. L'impossibilité de s'exprimer dans sa langue maternelle s'est ainsi retrouvée à l'ordre du jour de la commission. »

« LA SOCIÉTÉ A UNE TELLE ATTENTE »

Ayşegül Doğan, du DEM Parti, a souligné que la commission devait prendre ses responsabilités et a déclaré :

« Cette commission doit ressentir une responsabilité à cet égard. Fournir un interprète ou permettre à une mère qui souhaite s'exprimer en kurde en commission de le faire, c'est le rôle de la commission. La société a une telle attente. »